Chinois et Américains ménagent leurs effets à l’approche du sommet du G20 de Séoul
Les manœuvres diplomatiques ont pris le dessus ce week-end à Kyoto où se réunissaient les ministres des Finances de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), à quelques jours du sommet du G20 de Séoul.
Pékin a ainsi mis en sourdine ses critiques à l’encontre de la politique monétaire orchestrée par la Fed. Le vice-ministre des Finances Wang Jun est même allé jusqu’à déclarer que «la politique d’assouplissement quantitatif qui vise à stimuler l’économie américaine contribuera de manière considérable à la reprise de l’économie mondiale». Une position qui contraste avec les récentes déclarations du vice-ministre des Affaires étrangères Cui Tiankai s’inquiétant de l’impact de la décision américaine sur la confiance mondiale.
Washington a fait montre d’une certaine retenue. Alors que Timothy Geithner avait estimé le mois dernier que la limitation du déséquilibre des comptes courants à 4% du PIB était «probablement en train d’émerger comme le benchmark auquel les pays se destinent», il a déclaré que les grands déséquilibres ne sont «pas quelque chose de sensible aux limites ou aux cibles» et que leur traitement constitue «un processus qui va prendre un certain temps».
Tandis que les Etats-Unis ont affirmé leur attachement à un dollar «fort», le communiqué de l’APEC fait écho à celui du G20 Finance en appelant à un système de taux de change «davantage déterminé par le marché» et en rejetant le recours aux dévaluations compétitives.
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