«C’est bien la BCE qui détient la clé du taux de change»
souligne Laurent Bilke, économiste senior chez Lehman Brothers
Publié le
Propos recueillis par Yves-Marc Le Reour
L’Agefi : Quels sont les facteurs de soutien pour le dollar ?
Laurent Bilke : A court terme, le dollar pourrait bien s’affaiblir un peu plus. La Fed va continuer de baisser ses taux et nous allons avoir confirmation que les Etats-Unis sont entrés en récession début 2008. Mais dans la seconde partie de l’année, la double relance budgétaire et monétaire fera sentir ses effets positifs. A l’inverse, les autres économies, notamment en Europe, vont être entraînées à leur tour dans la tourmente. Le ralentissement du commerce mondial et le durcissement des conditions de crédit vont conduire à un ralentissement significatif de la croissance en Europe, contraignant la BCE à baisser ses taux. Et c’est bien cette dernière qui détient la clé du taux de change : dès qu’il deviendra clair que la BCE va enclencher un cycle de baisse des taux, l’euro aura atteint son plafond et se dépréciera - on en a eu une illustration (temporaire) début février quand la BCE a commencé à modifier son discours. Ensuite, le sentiment que la zone euro est plus dynamique que l’économie américaine va s’inverser, parce que la réaction des autorités budgétaires et monétaires américaines a été très agressive et parce que l’Europe met généralement plus de temps à redémarrer après un choc.
Compte tenu des signes de ralentissement économique au Royaume-Uni, quelles sont les perspectives de la livre face à l’euro à moyen terme ?
La livre atteint vraisemblablement un point bas à l’égard de l’euro. Les marchés ont déjà largement (trop ?) intégré l’idée que l’économie britannique allait être heurtée plus fortement par la crise. Il est vrai que l’ajustement du secteur immobilier ainsi que le poids plus élevé du secteur financier au Royaume-Uni plaident en ce sens. Mais la Banque d’Angleterre est très proche de la fin de son cycle de baisse (au moins pour 2008), parce que l’inflation est encore en phase d’accélération au Royaume-Uni alors que dans la zone euro, elle atteint un point haut, ce qui va donner des marges de manœuvre a la BCE.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...