L’éditeur de progiciels de gestion vise une nouvelle amélioration de ses marges en 2008
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Cegid s’attache à démontrer la résilience de son modèle. Lors de la réunion de présentation des résultats annuels, « les meilleurs de l’histoire du groupe », selon Jean-Michel Aulas le président fondateur, celui-ci et le directeur général Patrick Bertrand ont souligné le « profil de risque limité » de l’éditeur de progiciels de gestion. Les deux dirigeants ont, entre autres, mentionné l’importance du chiffre d’affaires récurrent (près de 44 % du total), l’absence d’exposition au risque de change ou la présence « très limitée » sur les secteurs bancaire et financier.
Interrogé sur la sensibilité à la conjoncture des PME, cœur de cible de Cegid, le management a admis que le contexte pouvait potentiellement entraîner des reports de décisions d’investissement. Cependant, « les entreprises ne peuvent se passer de continuer à investir dans la gestion de production ou la gestion de points de vente pour améliorer leur productivité », remarque Jean-Michel Aulas.
Cegid fait également de l’international l’une de ses priorités alors que les ventes n’y ont atteint qu’environ 5 % des ventes nouvelles en 2007. « Notre objectif est de porter ce taux à 20 % dans les trois à quatre années qui viennent, par combinaison de croissance interne et de croissance externe », explique le président. Cegid dispose à cet effet d’une capacité de financement substantielle, avec un gearing ramené en un an de 51,1 % à 38,1 %, une ligne de crédit syndiqué de 200 millions d’euros, utilisée à 10 % fin 2007, et des Bsar dont l’exercice en intégralité permettrait de lever 45 millions d’euros. Avouant avoir eu des « contacts » avec le britannique Coda, qui a fait l’objet d’une OPA amicale de 158 millions de livres (205 millions d’euros), le groupe semble plus enclin à mener des opérations de taille réduite sur des marchés verticaux.
En attendant, Cegid anticipe une poursuite des tendances constatées ces dernières années dans l’évolution de son mix produit. Si, globalement, le directeur général s’est refusé à communiquer des objectifs précis, il s’est déclaré « à l’aise » avec le consensus, soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 250 millions d’euros (croissance d’environ 4 %), pour une rentabilité opérationnelle courante approchant le seuil de 15 % (14,3 % en 2007 avant charges liées aux stock-options).
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