Carmignac Gestion affiche des résultats 2011 en baisse
A la suite de son assemblée générale réunie le 31 mai dernier, Carmignac Gestion a publié lundi dans un avis au marché des bénéfices 2011 en recul, dans un contexte difficile pour les sociétés de gestion d’actifs. La société de gestion française, l’un des derniers acteurs français de taille significative encore indépendant, a vu son résultat net chuter de 41% l’année dernière, pour s’établir à 281,7 millions d’euros, un montant qui reste appréciable. Elle a décidé de distribuer un dividende de 130 euros par action.
En janvier dernier, Carmignac avait déjà annoncé avoir souffert d’une décollecte de 6 milliards d’euros en 2011. Le montant s’élève finalement, d’après les chiffres de l’avis, à près de 7 milliards, après deux années de très forte collecte nette (15 et 16 milliards en 2009 et en 2010). Paradoxalement, la cause n’est pas l’aggravation de la crise européenne de la dette souveraine au deuxième semestre. En effet, l’essentiel de la décollecte (environ les trois quarts) s’est produite au cours de la première moitié de l’année. Les performances négatives de certains fonds phares (Carmignac Patrimoine part A et Carmignac Investissement part A) entre janvier et juin avaient probablement pesé. Les retraits ont été marqués en Suisse, en Espagne et en Italie – sur ce dernier marché, ses relations avec certains distributeurs s’étaient en outre tendues.
La forte chute des marchés d’actions pendant le reste de l’année n’a en toute logique pas permis à Carmignac de redresser la barre. En conséquence, les encours sous gestion ont diminué de 18% en 2011, à 45 milliards d’euros, sachant que le gérant avait établi un record en 2010. Ce montant reste en outre nettement supérieur aux encours affichés en 2009 (33 milliards).
La société de gestion a également profité du rebond des marchés observé au premier trimestre 2012: ses encours étaient remontés à 48 milliards d’euros au 30 mars, précise-t-elle sur son site internet. Il reste à savoir si elle a été en mesure de maintenir ce niveau étant donné la nouvelle chute des marchés depuis le mois d’avril.
A l’avenir, Carmignac entend poursuivre son développement européen et ses paris d’investissement sur les marchés émergents. En avril dernier, le groupe a ouvert un bureau de quatre professionnels à Londres, après avoir créé une filiale en Allemagne, à Francfort, en 2011.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030. -
Les lunettes connectées continuent à porter la croissance d'EssilorLuxottica
Le géant de l'optique affiche une hausse de ses revenus supérieure à 10% pour le troisième trimestre de suite. Les dirigeants confirment leurs objectifs. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Les échanges sur les marchés actions européens battent des records
L’activité des marchés boursiers européens au premier trimestre a atteint un niveau record depuis l’entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers en 2018.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027