Carlyle Capital dans l’impasse faute d’accord avec ses créanciers
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Carlyle Capital Corp (CCC), affilié au fonds de capital investissement américain Carlyle Group, a fait savoir que ses créanciers prendraient sans doute possession des actifs qui lui restent, n’ayant pu s’entendre avec eux sur les moyens de stabiliser son financement.
CCC précise qu’il s’est trouvé en situation de défaut de paiement sur 16,6 milliards de dollars de dettes environ et précise que les seuls actifs qu’il possédait encore mercredi étaient des valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) émises par des organismes américains semi-publics et notées AAA. Il ajoute qu’il a reçu des appels de marge dépassant les 400 millions de dollars durant ces sept derniers jours d’activité. Incapable d’honorer ses appels de marge, les créanciers ont commencé à se payer sur les garanties mises en contrepartie des RMBS.
L’action CCC a perdu 78% de sa valeur environ depuis le 29 février jour où il a fait savoir qu’il ne verserait pas de dividende pour préserver la valeur des fonds propres sur le long terme. Le 6 mars, CCC annonçait qu’il n’avait pu répondre à des appels de marge, qui se sont accumulés les jours qui ont suivi car ses créanciers craignaient un défaut de paiement.
L’action a dégringolé de 20% mardi lorsque les transactions ont repris à la suite d’une suspension décidée la semaine dernière.
La société néerlandaise a précisé que le groupe Carlyle, qui a une participation de 15% dans son capital, avait participé activement aux négociations avec les créanciers et était prêt à injecter de l’argent frais si un accord de refinancement avait été trouvé.
Les négociations ont tourné court mercredi, dit encore CCC, lorsque les modèles de pricing employés par certains créanciers ont montré une détérioration de la valeur des collatéraux attachés aux RMBS, élément susceptible de déclencher de nouveaux appels de marge jeudi à hauteur de 97,5 millions de dollars environ.
«Globalement, il est devenu manifeste pour la société que la base à partir de laquelle les créanciers sont disposés à fournir un financement en fonction des collatéraux de la société a tellement changé qu’un refinancement réussi n’est pas possible», explique Carlyle Capital dans un communiqué.
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