Calyon tire le Crédit Agricole vers le bas
Solide, mais ébranlé tout de même. Si Crédit Agricole SA (CASA) met l’accent sur la diversité de ses activités - habituellement environ un tiers du produit net bancaire (PNB) provient de la banque de détail, un tiers des métiers spécialisés et un tiers de la banque de financement et d’investissement (BFI) -, «nos résultats portent la trace de la crise», reconnaît son président René Carron. Sur l’année, le groupe passe le montant le plus élevé de dépréciations des banques françaises dans sa BFI Calyon : 3,3 milliards d’euros, soit 800 millions de plus qu’au 20 décembre. Le PNB augmente de 3,6% à 16,8 milliards d’euros et le résultat net ressort à 4 milliards (-16,8%), tandis que les charges progressent de 22,8%, surtout à cause des acquisitions. Cette année, CASA ne prévoit pas «de nouvelles initiatives significatives de croissance externe» : il reste toutefois candidat à la reprise de Banca delle Marche en Italie, envisage une hausse de sa participation dans Bankinter et n’est «pas indifférent» à la situation de la Société Générale.
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