Cadbury peine à faire partager son rêve de renouveau cette année
Le numéro un mondial de la confiserie n’entend pas encore gâter ses actionnaires. A l’occasion de la publication, hier, de ses résultats 2007, Cadbury a ainsi surtout étonné, voire déçu, nombre d’observateurs en ne promettant pas de retour sonnant et trébuchant dans le cadre de la scission très attendue de son activité de boisson nord-américaine. Le titre a dans la foulée ouvert en repli de plus de 4% à la Bourse de Londres.
Le directeur général Todd Stitzer a ainsi avancé que cette hypothèse d’un versement aux actionnaires avait été abandonnée afin de préserver la notation en catégorie investissement de chacune de deux entités.
«L’effet galvanisant de la décision de scission et la poursuite de mesures de réduction de coûts plus agressives devraient permettre à Cadbury d’en annoncer davantage», estime ainsi un analyste pour traduire le sentiment de la communauté financière. Une relative déception partagée par Nelson Peltz, à la tête de Trian Fund Management et actionnaire à hauteur de 4,5% aux côtés du Qatar et dont l’activisme a participé à la décision stratégique de scission. Il a, en décembre, menacé d’être «plus actif» si la direction ne valorisait pas mieux le groupe.
Le processus de scission, reporté l’été dernier sur fond de crise des marchés de crédit, progresse conformément au calendrier prévu, a insisté hier le confiseur, qui en attend toujours sa finalisation au cours du prochain trimestre. La nouvelle entité, dénommée Dr Pepper Snapple Group, devrait faire son entrée à la Bourse de New York. Le groupe a annoncé hier la nomination des présidents des deux futures unités.
L’an dernier, le résultat imposable courant a accusé une baisse, conforme aux attentes, de 2% à 915 millions de livres, soit 1,2 milliard d’euros. Le consensus s’établissait à 929 millions. Une croissance organique de 7% des ventes de confiserie, au-delà des objectifs, a soutenu une hausse du chiffre d’affaires du groupe de 7% à 7,97 milliards de livres. Surtout, Cadbury s’est félicité d’un bon début d’année 2008 et attend des améliorations «significatives» de ses marges cette année, en dépit de perspectives économiques qui «restent incertaines» de l’aveu même du directeur général. Il entend bien notamment poursuivre ses hausses de prix de vente pour mieux contenir les pressions sur les coûts des matières premières.
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