CAC 40 : l’objectif des 3.880-3.935 points est désormais en vue
Il s’agit d’un objectif minimum dont le franchissement libérerait un potentiel de hausse supplémentaire jusqu’à 4.315 points
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Hugues Naka
L’ouverture, lundi, d’un gap à la hausse (1) à 3.603-3.622 points aura donné le ton de la semaine écoulée. A l’exception de la journée de jeudi qui s’est soldée par une clôture quasi-inchangée, le CAC 40 a progressé tout au long de la semaine dernière pour clôturer à 3.735 points vendredi, enregistrant ainsi un gain hebdomadaire de 3,78 %.
L’indice parisien a donc franchi, au deuxième essai, la région des 3.690 points. Il s’agissait a priori de la dernière résistance importante sur le chemin de l’objectif fixé à 3.880-3.935 points (2) suite à la sortie, fin mai, du canal baissier qualifié de moyen terme sur le graphe ci-contre. Le CAC 40, qui n’est, par ailleurs, pas «suracheté» comme en témoigne le RSI (3), devrait donc atteindre la zone des 3.880-3.935 points à plus ou moins brève échéance. Cela ne signifiera pas nécessairement la fin de la reprise amorcée en mars à 2.465 points.
Le signal de retournement à la hausse qu’a constitué la sortie du «canal baissier de moyen terme» autorise en effet à penser que le CAC 40 a peut-être entamé en mars une tendance haussière de long terme. D’un point de vue « elliottiste », il s’agirait d’une impulsion amorcée au terme d’une correction en trois temps (A, B et C) irrégulière engagée à 6.945 points en septembre 2000 (L’Agefi du 8 juin). Cette impulsion se développerait sur plusieurs années et ramènerait l’indice vedette de la Bourse de Paris dans la région des 6.168 points puis à 6.945 points, les points de départ respectifs des vagues baissières C et A.
La zone des 3.880-3.935 points pourrait ainsi n’être qu’une étape. Le franchissement de cette région, sans véritable phase de consolidation préalable, plaiderait pour une hausse jusqu’à 4.315 points (4) – avec des paliers à 4.110 et 4.230 points – avant que le CAC 40 ne tente de consolider tout ou partie de la vague de hausse initiée à la mi-juillet à 2.960 points.
(1) Un gap est une plage de cours à l’intérieur de laquelle aucune transaction n’a eu lieu. Le gap ouvert lundi dernier n’est visible que sur un graphe en données quotidiennes.
(2) 1er retracement de Fibonacci de la baisse développée de 6.168 à 2.465 points et gap ouvert à la baisse en octobre 2008, L’Agefi du 8 juin.
(3) Relative Strength Index, indicateur de puissance d’un mouvement évoluant entre 0 et 100.
(4) 2e retracement de Fibonacci de la baisse développée de 6.168 à 2.465 points .
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