CAC 40 : le rebond sur les 3.100 points est fragile
Après cinq semaines consécutives de baisse, le CAC 40 a réussi à reprendre du terrain la semaine dernière. D’un vendredi à l’autre, il est ainsi remonté de 2,44 % à 3.266 points. Aucune résistance importante, à commencer par la région des 3.285-3.295 points (1), n’a toutefois été franchie. Le risque que l’indice parisien perde à nouveau du terrain reste donc élevé. Aussi, serait-il prématuré de conclure à la fin du mouvement baissier initié à 3.600 points à la mi-mars.
Cela dit, le potentiel baissier paraît faible, le mouvement amorcé à 3.600 points étant vraisemblablement un repli technique, malgré la cassure inattendue de la zone de support qui se situait à 3.245-3.270 points (2). En effet, cette baisse vise probablement à consolider la hausse enclenchée en novembre dernier à 2.795 points et non à prolonger la tendance baissière qui avait été engagée en février à 4.170 points.
En termes de Vagues d’Elliott, le repli marqué, qui a débuté à 3.600 points, constitue sans doute la deuxième des cinq phases que devra à terme compter l’impulsion entamée à 2.795 points (voir les chiffres 3-1 et 3-2 sur le graphe ci-contre), laquelle s’inscrit dans la reprise de long terme engagée à 2.695 points en septembre dernier.
A court terme, outre la limite des 2.795 points, le gap ouvert à la hausse en novembre dernier à 2.870-2.890 points et le niveau de rebond des 2.940 points, voire la zone de support établie à 3.090-3.100 points (3), constituent les régions susceptibles de contenir toute baisse avant que le CAC 40 réussisse à repasser au-dessus des 3.285-3.295 points. Une fois que cette barrière aura été franchie, la prudence devra encore rester de mise jusqu’à ce que l’indice parisien clôture au-dessus du gap baissier ouvert le 4 avril à 3.395-3.410 points et confirme ainsi être sur le chemin du retour à 3.600-3.605 points (4).
Cette région ne devrait être qu’un objectif intermédiaire. Compte tenu, en effet, de l’amplitude de la première phase de l’impulsion initiée à 2.795 points (phase 3-1 de 2.795 à 3.600 points) et du rapport qui existe généralement entre les hauteurs des différentes phases d’une impulsion, la troisième phase (3-3) à venir devrait emmener l’indice parisien, dans les prochains mois, au moins jusqu’au gap ouvert à la baisse en juillet dernier à 3.890-3.915 points.
(1) Premier retracement de Fibonacci de la baisse de 3.600 à 3.090 points et plus haut du 17 avril.
(2) Point haut établi début décembre 2011 et deuxième retracement de Fibonacci de la hausse de 2.940 à 3.600 points.
(3) Plus bas de la semaine dernière et troisième retracement de Fibonacci de la hausse de 2.795 à 3.600 points.
(4) Plus haut de mars et troisième retracement de Fibonacci de la tendance baissière de 4.170 à 2.695 points.
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