CAAM crée une ligne de métier dédiée aux fonds souverains
Les fonds d’Etat, une clientèle que banques et gestionnaires d’actifs du monde entier se disputent. Crédit Agricole Asset Management (CAAM) n’est pas une exception : il vient de prendre une «décision stratégique», d’après Jean-Michel Bourgoin, directeur adjoint de la clientèle internationale chez CAAM, en charge du développement au Moyen-Orient, en nommant Christian Lainé «responsable de la relation avec les fonds souverains et les entités d’Etat du Moyen-Orient». Une région que cet ancien du Crédit Lyonnais connaît bien : en 1990, il était devenu responsable de cette zone géographique pour la division asset management du Crédit Lyonnais, avant de devenir le premier directeur du bureau régional (passé sous le nom de CAAM depuis 2004) pour les pays du Golfe.
CAAM ne souhaite pas seulement séduire les nombreux fonds souverains du Moyen-Orient. «En effet, une ligne métier à part entière a été créée, comprenant au niveau mondial, outre les fonds souverains, les banques centrales, les fonds de pension d’Etat et les supranationaux. Cette ligne métier existait déjà chez CAAM, mais elle a été formalisée dans toutes les régions du monde pour mieux servir cette clientèle», explique Jean-Michel Bourgoin.
Par ailleurs, le gestionnaire d’actifs a annoncé hier la création d’une joint-venture avec la Banque Saudi Fransi (BSF, qui en contrôle 60%) pour «renforcer son dispositif au Moyen-Orient», où le groupe a aussi un bureau de représentation à Abu Dhabi. Comme toutes les banques saoudiennes, la BSF - dont Calyon détient 31,1% - a été contrainte par la loi, fin 2007, de sortir de son périmètre tous ses actifs non bancaires. «Nous avons alors pris la décision d’allier nos forces, car cela représentait une véritable opportunité pour les deux partenaires», juge Jean-Yves Glain, directeur du développement international de CAAM.
La société servira à la fois la clientèle particuliers, patrimoniale et entreprises de la BSF, qui compte environ 350.000 clients. «Il est encore trop tôt pour annoncer des objectifs chiffrés, mais notre ambition est à la hauteur de la croissance dans la région. En proposant nos produits innovants (dont des produits conformes à la charia), nous souhaitons répondre aux besoins, en termes d’investissement et d’épargne, d’une population diversifiée d’investisseurs», conclut Jean-Michel Bourgoin.
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