Bull donne la priorité au redressement des marges des services en 2008
Le satisfecit est de mise pour Didier Lamouche, PDG de Bull. « 2007 constitue une bonne étape dans la transformation de Bull tant au niveau des offres que des compétences : 35 % des revenus proviennent des services, contre 25 % il y a trois ans et 37 % de l’effectif actuel n’était pas au sein du groupe en 2005 », a résumé le dirigeant du groupe informatique lors d’une conférence téléphonique.
Surtout, Bull a publié des résultats légèrement supérieurs à ses objectifs avec un Ebit (résultat opérationnel courant) de 25 millions d’euros, au-dessus de la fourchette de 22 à 24 millions annoncée. Grâce à une nette réduction des frais de restructuration, le résultat net est redevenu positif à 4,6 millions d’euros après la perte de 17,1 millions d’euros enregistrée en 2006. Bull récolte les fruits des mesures engagées depuis l’arrivée de Didier Lamouche à la tête du groupe en février 2005. « La marge brute des activités Services a progressé de 1,9 point en 2006 à 12,5 %, dont +2,1 points au second semestre et l’objectif est de gagner encore 2 points en 2008 », annonce le PDG qui place l’amélioration de la rentabilité de cette activité au rang de priorité. En effet, si le groupe prévoit un plan de recrutements bruts au même rythme que l’an dernier, soit environ 1.000 personnes, il n’est plus question de recruter « à tout-va » comme en 2007 mais de mieux « contrôler le flux d’embauches » en cadençant celles-ci au gré des signatures de contrats. « Nous sommes prêts à freiner dès qu’un des indicateurs virerait à l’orange », ajoute Didier Lamouche qui n’a cependant pas perçu de signe de ralentissement à ce stade. Pour autant, la direction n’a pas communiqué d’objectif de ventes pour 2008, évoquant simplement une prévision de croissance « qui sera plus sensible au second semestre ». Sur le plan des marges le groupe vise un Ebit compris entre 23 et 27 millions d’euros.
Fort d’une trésorerie nette de 192,5 millions d’euros à fin 2007, Bull prévoit de procéder à de nouvelles acquisitions. Il s’agit de compléter son dispositif « au Brésil et en Europe de l’Ouest sur des offres de calcul scientifiques et de services aux télécoms ». Dans ce cadre, un pipeline d’acquisitions de petites sociétés est à l’étude depuis quelques mois.
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