Bruxelles adresse un avertissement aux partenaires commerciaux de l’Europe
Un projet de règlement de la Commission européenne adopté mercredi veut utiliser l’argument de la réciprocité pour forcer l’ouverture des marchés
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Après des semaines d’âpres discussions, Bruxelles a dévoilé mercredi sa stratégie de réciprocité dans les marchés publics. Le résultat est un chef d’œuvre d’équilibre entre les défenseurs de l’ouverture des marchés, d’un côté, et les partisans d’un durcissement à l’égard des «mauvais joueurs» comme les grands pays émergents, de l’autre. Au total, aussi bien le commissaire au commerce Karel de Gucht, un libéral belge, et son confrère français Michel Barnier sortent la tête haute de l’exercice.
Le règlement européen adopté mercredi par le collège des commissaires crée deux procédures nouvelles. D’une part, pour tout marché de plus de 5 millions d’euros, n’importe quelle autorité adjudicatrice pourra à l’avenir demander l’autorisation de refuser l’offre d’une entreprise d’un pays tiers si elle estime que ce pays ne propose pas aux entreprises européennes un accès à ses marchés publics équivalent. Mais c’est Bruxelles qui jugera si cette demande est recevable. Sont ainsi couverts 7% de marchés publics en Europe représentant 61% de leur valeur.
Sous prétexte de réciprocité, la Commission se donne ainsi les moyens d’aligner des pratiques qui commençaient à diverger sérieusement d’un pays à l’autre. Dix pays ont mis en place des procédures plus ou moins compatibles avec les engagements pris par l’UE dans le cadre de l’Accord international sur les marchés publics (AMP) renégocié en 2011. Ainsi en Espagne ou au Royaume-Uni, les étrangers peuvent être exclus a priori et sont privés de recours en cas de refus de leur offre. «Je veux éviter la fragmentation du marché intérieur», a expliqué Michel Barnier. L’autorité adjudicatrice ne pourra obtenir de repousser une offre étrangère qu’en cas de «protectionnisme structurel».
Deuxième procédure: en cas de «protectionnisme persistant», la Commission européenne se donne le droit d’enquêter. On pense notamment à la fermeture des marchés ferroviaires japonais ou canadien. L’idée est de forcer l’ouverture de négociations bilatérales. «Cela va nous aider à leur faire ouvrir leur marché», a estimé Karel de Gucht en parlant des émergents, totalement fermés, mais aussi des partenaires signataires de l’AMP qui ont déjà annexé à l’accord une limitation de l’accès à leur marché.
Le signal politique est donc clair pour les partenaires commerciaux de l’Europe qui s’était refusée jusqu’à présent à brandir aussi bien le bâton que la carotte pour obtenir des concessions dans ce domaine.
Les résidences étudiantes profitent de l'attention des investisseurs. Face aux besoins en logement des étudiants, loin d'être comblés, les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion peuvent se positionner sur ce segment avec un couple rendement/risque intéressant.
Le relèvement de l’objectif annuel de résultat d’exploitation du groupe danois en haut de fourchette n’a pas suffi à rassurer le marché, qui s’inquiète de volumes inférieurs aux attentes au premier semestre.
L'accélération, la transformation et la disruption ont façonné l'imaginaire économique moderne. A l'heure où la puissance de l'innovation se heurte aux limites planétaires, la question n'est plus celle de la vitesse, mais celle de la direction. Le deuxième volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le consensus et la capacité à parler d'une seule voix ont toujours été la norme à la FNSEA et chez les JA. Plus jeune et turbulente, la Coordination rurale trace un autre chemin, avec un fonctionnement interne conflictuel
Itamar Ben Gvir, ministre chargé de la Sécurité nationale d'Israël, équivalent du ministre de l'Intérieur, tient régulièrement des propos extrêmement choquants, niant même l'existence d'un peuple palestinien.
Face à une épidémie d’Ebola qui s’emballe en RDC malgré des efforts accrus, l’OMS sonne l’alerte sur un virus insaisissable dans une région minée par l'insécurité et appelle à une mobilisation internationale urgente