Brossard relativise l’impact des déréférencements
Brossard affiche sa sérénité face au déréférencement de ses produits de pâtisserie industrielle opéré par une enseigne de la grande distribution. Guy Schumacher, PDG du groupe agroalimentaire, a relativisé l’impact de ce retrait sur les performances à attendre sur l’exercice en cours. En premier lieu, les perspectives d’activité, abaissées de 167 à 145 millions d’euros sur l’exercice clos le 30 juin 2008, sont basées sur un «portefeuille définitif, acquis et bouclé», selon les termes du PDG, précisant que la vie de ce portefeuille n'était «pas terminée». Ensuite, Frédéric Thys, directeur général, a indiqué que le déréférencement avait conduit à «désengorger temporairement» les lignes de fabrication de certains produits qui étaient proches de la saturation. Enfin, les produits absents des linéaires du distributeur n'étaient pas les plus contributeurs à la marge du groupe. Aujourd’hui, l’objectif des dirigeants est de trouver un accord avec l’enseigne, rappelant que des déréférencements antérieurs s'étaient finalement soldés par un retour en rayons au bout d’un trimestre.
Sur le plan des marges, la direction a laissé entendre qu’une poursuite de l’amélioration de la rentabilité par rapport aux 9,5 % enregistrés au premier semestre était envisageable au second semestre alors que l’objectif initial se situait à 9,6 % sur l’exercice. Objectif qui n’a pas été confirmé en tant que tel. Le groupe bénéficie en effet de la montée en puissance de ses trois axes de développement présentés il y a un an lors de l’admission sur Alternext, à savoir la pénétration de nouveaux marchés à l’exportation, la diversification de l’offre en produits surgelés traiteur (mignardises) pour le marché haut de gamme et le retour de la marque sur le marché du biscuit.
Pour l’exercice suivant, le groupe a souligné qu’il n’y avait pas «d’arrêt du dynamisme de la société» alors que le plan présenté début 2007 reposait sur une progression de l’activité proche de 20% en 2008-2009. Le financement de ce développement va être assuré par le relèvement du plafond du programme de titrisation des créances commerciales de 30 à 45 millions d’euros ainsi qu’une opération de cession-bail de 11,46 millions d’euros sur le site de Castelsarrasin.
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