BNP Paribas infléchit son discours sur la Société Générale
La banque examine à la lueur des récents événements l’intérêt d’un mariage avec sa rivale. La BFI reste au cœur du sujet
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
BNP Paribas a confirmé hier ce qu’elle disait déjà en privé depuis plusieurs jours : la banque de la rue d’Antin a entamé une réflexion sur l’opportunité de lancer ou non une offre sur la Société Générale. Un changement de discours pour l’établissement, dont le directeur général Baudouin Prot avait répété ces derniers mois encore qu’une fusion avec la vieille rivale n’avait aucun sens. Mais la tempête qu’essuie la Société Générale offre une fenêtre de tir inespérée à BNP Paribas et à son président, Michel Pébereau, qui avait échoué dans son OPA hostile en 1999.
Les réticences de la banque, comme de certains analystes, tenaient jusqu’à présent au risque d’exécution d’un mariage dans la banque de financement et d’investissement (BFI) : BNP Paribas craignait des destructions de valeur dans les dérivés actions, où les deux groupes sont leaders mondiaux, et des pertes de clients communs chez les entreprises françaises. Mais «le monde a changé. Il est normal de regarder si la fusion des BFI est plus ou moins surmontable qu’il y a un an », explique-t-on rue d’Antin. Si la valeur relative de ces activités est appelée à diminuer en 2008, les effets de la crise de crédit, notamment à la Société Générale, sont loin d’être connus. Rien ne presse, donc.
En revanche, dans la banque de détail en France, le nouveau groupe afficherait 5.000 agences, 20 % des crédits et 14 % des dépôts, et pourrait, selon les observateurs, gérer des suppressions de postes grâce aux départs en retraite. « Il n’y a pas de risque de redondance des agences. Aujourd’hui toutes les banques en ouvrent, et l’expérience montre qu’un même groupe peut avoir deux enseignes avec des usines communes », estime un proche du dossier. A l’étranger, les réseaux de la Société Générale en Europe de l’Est complèteraient celui de la BNL en Italie.
BNP Paribas n’a pas encore mandaté ses conseils habituels, Lehman Brothers, Goldman Sachs et Lazard, mais les équipes du groupe et les banquiers d’affaires phosphorent. Les circonstances sont favorables, la banque pesant 60 milliards d’euros en Bourse contre 38 milliards pour la Société Générale. Mais cette dernière n’est pas contrainte de s’adosser. Et même si le gouvernement pousse en faveur d’un deal franco-français, d’autres groupes, tels Santander, ont assez bien traversé la crise pour s’intéresser au dossier.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon