BlackRock marque résolument sa différence avec Pimco
Si son nom n’a pas été prononcé, Pimco a été un sujet d’intérêt central lors de la présentation des résultats de BlackRock. Au cours de son intervention, le PDG du premier gérant mondial n’a eu de cesse de démarquer sa firme de sa rivale de Newport Beach. «Le travail d'équipe est un facteur essentiel de différenciation pour BlackRock. Nous n’avons pas et n’avons jamais eu un directeur des investissements (CIO) centralisé», a souligné Laurence Fink, dans une référence à peine voilée à Bill Gross, le gérant vedette de Pimco parti chez Janus Capital fin septembre.
Laurence Fink a estimé que les déboires de la filiale d’Allianz n’avaient pas déstabilisé les marchés obligataires. Un argument qui lui a permis de critiquer une nouvelle fois la volonté des régulateurs de qualifier certaines sociétés financières non bancaires «d’institutions financières d’importance systémique» (Sifis). Les mésaventures de Pimco ont néanmoins alimenté un mouvement de collecte en faveur de BlackRock. Sur le trimestre clos fin septembre, le gérant a collecté en net 28,7 milliards de dollars (+4% en glissement annuel), dont 11,1 milliards de dollars au bénéfice de la division «fixed income».
«La promesse que nous avons faite il y a six ans de reconstruire notre plate-forme fixed income commence maintenant à produire des résultats», s’est félicité le PDG. Plus de 4 milliards de dollars ont notamment été recueillis collectivement dans les fonds «Strategic Income Opportunities» et «Fixed Income Global Opportunities». Le mouvement devrait se poursuivre. Laurence Fink entrevoit «une opportunité conséquente de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards de dollars» dans cet univers au cours des prochains trimestres.
Sur la période, les actifs sous gestion ont progressé de 10% à 4.524 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net a atteint 917 millions de dollars (contre 730 millions au troisième trimestre 2013). Interviewé sur CNBC après la présentation des résultats, Laurence Fink a jugé la Réserve fédérale extrêmement lente à répondre aux évolutions de la conjoncture aux Etats-Unis. Il a appelé la banque centrale américaine à porter les taux d’intérêt à un niveau compris entre 1 et 1,25%. Loin des craintes sur la croissance dans diverses régions du monde, il estime que le déclin des prix pétroliers correspond à une baisse d’impôt pour les consommateurs mondiaux.
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