BlackRock imposera sa marque unique en Europe fin avril
Anniversaire joyeux pour BlackRock. La société américaine, qui fête aujourd’hui ses vingt ans, s’est taillé une place de choix dans l’univers de la gestion avec 1.360 milliards de dollars d’actifs. Elle a changé de dimension fin 2006 en fusionnant avec Merrill Lynch Investment Managers (ML IM), qui lui a ouvert grand les portes du marché européen. Une union dont la filiale française - ML IM s’est implanté à Paris en 2001 - entend bien profiter.
Uniquement concentré sur la distribution, BlackRock Merrill Lynch IM France affiche 6 milliards de dollars d’actifs (4 milliards d’euros) pour seulement dix salariés. « Dans trois à quatre ans, nous souhaiterions atteindre la barre des 10 milliards de dollars d’actifs gérés, et nous pourrions alors compter 15 à 18 collaborateurs », explique Sandrine Toulouse, qui dirige la filiale depuis novembre après cinq ans passés chez ML IM. L’an dernier, la structure a collecté 1,2 milliard de dollars d’argent frais (pour 3 à 3,5 milliards de collecte brute) et espère faire autant cette année.
Elle se prépare pour cela à plusieurs échéances. Fin avril, le groupe passera ses activités sous l’unique marque BlackRock en Europe, estimant désormais comblé l’écart de notoriété avec ML IM sur le Vieux Continent. En termes de produits, la filiale va étoffer une palette constituée à 98 % de fonds actions. Elle commence ainsi à proposer à la clientèle des fonds de fonds et des banques privées (70 % de son activité) l’expertise du groupe en gestion obligataire, notamment sur la dette émergente et à haut rendement.
Et toujours en avril, la filiale mettra en vente un fonds de fonds de hedge funds, BlackRock Absolute Return, coté en Angleterre et dont les parts pourront être traitées comme des actions. Il s’agira de la première traduction concrète, en France, du rachat par le groupe de l’activité fonds de fonds de Quellos fin 2007.
Pour asseoir son développement, la filiale travaille aujourd’hui le marché des conseillers indépendants et des plates-formes bancaires (10 % de l’activité). « Nous proposons des produits de niche comme les matières premières ou les émergents, mais avec l’avantage, par rapport aux petites boutiques de gestion, de pouvoir fournir, le cas échéant, tout le complément de gamme », indique Sandrine Toulouse. Sans oublier le créneau des institutionnels (20 % de l’activité), où la société vise un à deux mandats par an.
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