Bernheim Dreyfus reçoit le deuxième investissement du fonds Emergence
Le fonds Emergence, né en janvier sous la forme d’une Sicav à compartiments, a réalisé le deuxième investissement de son compartiment «performance absolue» doté de 120 millions d’euros (le compartiment «long only» est en cours de levée). Après le fonds de dette Eiffel Investment Group, c’est Bernheim Dreyfus & Co avec le Diva Synergy Ucits Fund qui est donc le deuxième lauréat, sur près de 80 dossiers étudiés. Il reçoit ainsi 30 millions d’euros portant l’encours du fonds à 40 millions.
«Nous avions lancé en juin 2011 ce fonds Ucits 3, qui réplique à l’identique notre fonds offshore, mais, avec une liquidité quotidienne, les nombreux investisseurs intéressés restaient bloqués à cause du ratio d’emprise, explique Lionel Melka, l’un des trois associés. Cet accompagnement va débloquer la situation et nous espérons désormais doubler la taille de ce fonds rapidement.»
Bernheim Dreyfus & Co a été créé en 2006 suivant une stratégie qui s’appuie sur deux piliers complémentaires : d’une part, l’arbitrage de fusions-acquisitions annoncées (merger arbitrage) en Europe et en Amérique du Nord, qui consiste à capturer l’écart entre le cours de Bourse au moment de l’annonce et le prix de l’offre finale et rémunère le risque que l’opération n’aboutisse pas ; d’autre part, les transactions pressenties (event-driven).
«La première stratégie est très intéressante dans les périodes anxiogènes, et nous y consacrons donc en ce moment 35 lignes sur une quarantaine car les plus-values sont intéressantes», commente Lionel Melka. Le gérant cite en exemple l’opération Medco-Express Scripts dans la santé aux Etats-Unis - que le reste du marché voyait rester bloquée par des problèmes de concurrence -, et celle sur Mobility Motorola avec Google. Dans un contexte d’annulations nombreuses, l’équipe de gestion maîtrise aussi les techniques de couverture, comme sur la reprise avortée d’Illumina par Roche, pour laquelle elle avait parallèlement vendu une option d’achat qui a limité ses pertes.
Sur l’ensemble des fonds et mandats sous gestion, qui représentaient déjà 180 millions de dollars, Bernheim Dreyfus & Co conserve actuellement trois lignes dans sa stratégie sur les deals anticipés (notamment le joaillier britannique Tiffany), stratégie de conviction qui peut reprendre plus de place dans son exposition globale lors d’un cycle de croissance.
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