Ben Bernanke plaide pour une action concertée budgétaire et monétaire
Le président de la Fed a appelé à une action rapide, jugeant raisonnable un programme de relance de 50 à 150 milliards de dollars
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Si le président de la Fed avait besoin d’un décor pour cadre lors de son audition devant la commission budgétaire de la Chambre des représentants, il était tout trouvé. Du côté banque, les pertes records de Merrill, du côté de Philadelphie, l’indice PhilyFed qui a plongé contre toute attente en janvier, tombant à -20,9, son niveau le plus bas depuis octobre 2001.
«L'économie américaine reste extraordinairement résistante», a déclaré Ben Bernanke, prévoyant «une poursuite de la croissance, même si c’est à un rythme relativement moins soutenu, en particulier au premier semestre», a-t-il dit. «Je pense qu’un paquet d’incitations budgétaires pourrait être bénéfique dans les circonstances présentes», a-t-il cependant soutenu, en expliquant que cela permettrait de diversifier les outils disponibles pour soutenir l'économie américaine, en rajoutant que la banque centrale était aussi prête à agir de manière énergique pour garantir la stabilité des prix.
«Sur le principe, une action budgétaire pourrait être pertinente, car des incitations combinées d’ordre budgétaire et monétaire pourraient se révéler plus efficaces que des décisions monétaires prises seules», a déclaré Ben Bernanke. Il a toutefois précisé qu’il était crucial que ces mesures fiscales soient mises en application rapidement et que leur efficacité devait être maximale dans les douze prochains mois. Pour le gouverneur, un plan de 50 à 150 milliards de dollars serait raisonnable. De fait, le gouvernement et le Congrès des Etats-Unis discutent d’un éventuel programme de relance compris entre 100 à 150 milliards de dollars, a déclaré par ailleurs jeudi le chef de file républicain à la Chambre des Représentants John Boehner (L’Agefi du 17 janvier). George Bush, qui présentera vendredi les grandes lignes d’un plan de soutien, semble sur la même longueur d’ondes.
Ben Bernanke a aussi rappelé que depuis la mi-septembre, la Fed a réduit son taux d’intervention d’un point à 4,25 %. «Nous nous tenons prêts à agir à nouveau, de manière significative, afin de soutenir la croissance». Abordant la crise du crédit immobilier à risque, il a estimé que les pertes ont pu atteindre les 100 milliards de dollars jusqu'à présent et elles vont augmenter encore. Pour les subprimes, le total des encours est de l’ordre de 1.000 milliards de dollars : «les pertes possibles doivent être plafonnées à moins de la moitié de ce montant», a-t-il estimé.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont sûrs d'avoir leur ticket pour le premier tour. Les autres doivent batailler pour s'imposer, eux ou leurs idées. Les perdants finiront par se rallier