Alors que la Réserve fédérale américaine communique abondamment sur les modalités de sortie de sa politique actuelle (taux zéro, injections de liquidité et assouplissement du crédit), les banquiers centraux européens se montrent comme à leur habitude plus discrets. Le seul indice dévoilé est que les hausses de taux directeurs seront ultérieures à l’extinction des autres mesures.
La discrétion de la BCE en ce domaine est, pour une fois, à la mesure de l’effort nécessaire. D’abord, les injections de liquidités par la BCE restent modestes. Son bilan n’a enflé que de 430 milliards d’euros depuis septembre 2008, soit une augmentation de 30 % contre 120 % pour le bilan la Fed ! Ensuite, certaines mesures s’éteindront « naturellement », en ne les renouvelant pas. Il en est ainsi de l’extension temporaire des critères d’éligibilité pour les prises en pension, qui arrive à échéance fin 2010. Deux opérations de financement à long terme prendront fin en septembre et en décembre prochains, celle lancée le mois dernier sera débouclée fin juin 2010. La décision de la BCE de reconduire ou non ces mesures dépendra de la capacité du marché interbancaire à supporter leur extinction. La clôture de l’exercice comptable en fin d’année constituera un test.
Rien n’oblige la BCE à se défaire des obligations sécurisées qu’elle aura acquises d’ici à juin 2010, puisqu’elle ne porte aucun risque significatif de crédit. Au contraire, les intérêts tirés de leur détention pourraient s’avérer utiles, dans le cas où la banque centrale déciderait une sortie rapide. Une telle stratégie sera en effet plus coûteuse, car la BCE devra retirer des liquidités en offrant à ses contreparties des dépôts à terme rémunérés ou, moins probablement, en émettant des certificats de dette.
La stratégie de sortie de la BCE se fera donc pour la plupart « à couvert » et sans grand effet d’annonce. Le plus clair signal qu’elle pourra donner quant à ses intentions sera l’arrêt des procédures d’appel d’offre à taux fixe et service total des soumissions décidé le huit octobre dernier.
Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Les économistes de l’institution monétaire ont décrit les mécanismes qui mènent les innovations de rupture à des corrections de marché. L’euphorie autour de l’IA n’y échappera pas, avec des conséquences pour l’économie européenne.
Au-delà de la sanction éventuelle de la Cnil, les contribuables concernés pourraient demander réparation à la DGFiP, en s’appuyant notamment sur la jurisprudence européenne relative au préjudice d’anxiété.
Le chiffre d'affaires d'Anthropic a été multiplié par 14 au deuxième trimestre par rapport à la même période l'an dernier, a-t-il indiqué à ses investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
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