Bayer reste confiant malgré un bénéfice trois fois moins bon qu’attendu
L’année 2007 est «la meilleure» de Bayer, s’est félicité son PDG, Werner Wenning. Ce dernier a souligné la performance du groupe pharmaco-chimique, qui a dépassé ses propres objectifs. La direction entend offrir un dividende par action unitaire en hausse de 35%, à 1,35 euro, soit 36% de son bénéfice par action ajusté, en ligne avec sa politique de distribution comprise entre 30% et 40%. En plus de ses actionnaires, le groupe de Leverkusen a annoncé qu’il allait partager ce succès avec ses employés à hauteur de 490 millions d’euros dans le cadre de son programme de primes.
Pourtant, à y regarder de plus près, tout n’a pas été aussi rose que ce que le groupe pharmaceutique laisse entendre. En effet, lors du dernier trimestre, l’Ebit hors exceptionnels, bien qu’en hausse de 24% à 774 millions d’euros, a raté le consensus, à 795 millions. Par ailleurs, Bayer a fait état d’un bénéfice net de 67 millions d’euros, contre 311 millions l’année précédente, et alors que le consensus s’attendait à trois fois plus. Cela est en partie dû à l’intégration de Schering, acquis pour 17 milliards d’euros en 2006, et à la hausse des prix des matières premières rendant plus chère la production de certains composants. Par ailleurs, Bayer a était contraint de stopper la semaine dernière une co-étude avec Onyx sur son anticancéreux, le Nexavar, à la suite de tests ayant montré son inefficacité. Le groupe espérait pourtant dégager 750 millions d’euros avec ce produit.
Malgré cela, le groupe se veut «confiant» pour 2008. Il espère réaliser un chiffre d’affaires en hausse de 5% cette année, en données ajustées des effets de devises, et améliorer sa marge d’Ebitda avant éléments exceptionnels. Bayer entend afficher une marge d’Ebitda récurrent de plus de 22% en 2009 pour l’ensemble du groupe, 28% pour le pôle santé, 25% pour son activité semences et cultures, et plus de 18% dans la division polymères où «l’environnement sera plus difficile».
Et si le titre était hier en baisse, Ulle Woener, expert chez Landesbank Baden-Würtemberg, présente Bayer comme «une histoire toujours intéressante», admettant qu’il y a «encore des réductions de coûts à opérer dans les médicaments et la culture chimique», mais que malgré cela, le groupe devrait connaître «la croissance en 2008». Par ailleurs, 21 des 32 analystes qui suivent la valeur pour Bloomberg recommandent le titre à l’achat.
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels. -
Bourse Direct est de nouveau sanctionnée par l’AMF
Le gendarme de la Bourse lui a infligé une amende de 800.000 euros. Sa dirigeante, Catherine Nini, écope d’une sanction de 50.000 euros. La commission des sanctions de l’AMF leur reproche des défaillances dans le dispositif de déclaration des transactions à l’AMF et dans le dispositif de surveillance et de détection des abus de marché. -
Le dollar retrouve momentanément son trône au sein des devises
Le billet vert est tiré depuis huit jours par la perspective d’une politique de la Fed plus restrictive, malgré l’accord de paix avec l’Iran, et plus globalement par une meilleure performance de l’économie américaine grâce à l’IA. -
Volkswagen cède le contrôle de ses moteurs industriels à Bain Capital
En transférant au groupe de private equity 51% du capital de sa filiale Everllence pour 7,4 milliards d’euros, le constructeur automobile augmentera sa flexibilité financière.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
LE CONSEIL DE LA SEMAINEAssurance-vie : rédigez la clause bénéficiaire avec attention
Véritable levier patrimonial, la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie exige une rédaction méticuleuse -
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ?