Bayer reste confiant malgré un bénéfice trois fois moins bon qu’attendu
Une majorité d’analystes est encore à l’achat, en dépit d’un résultat net en recul de 79% à 67 millions d’euros au quatrième trimestre 2007
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Boksenbaum
L’année 2007 est «la meilleure» de Bayer, s’est félicité son PDG, Werner Wenning. Ce dernier a souligné la performance du groupe pharmaco-chimique, qui a dépassé ses propres objectifs. La direction entend offrir un dividende par action unitaire en hausse de 35%, à 1,35 euro, soit 36% de son bénéfice par action ajusté, en ligne avec sa politique de distribution comprise entre 30% et 40%. En plus de ses actionnaires, le groupe de Leverkusen a annoncé qu’il allait partager ce succès avec ses employés à hauteur de 490 millions d’euros dans le cadre de son programme de primes.
Pourtant, à y regarder de plus près, tout n’a pas été aussi rose que ce que le groupe pharmaceutique laisse entendre. En effet, lors du dernier trimestre, l’Ebit hors exceptionnels, bien qu’en hausse de 24% à 774 millions d’euros, a raté le consensus, à 795 millions. Par ailleurs, Bayer a fait état d’un bénéfice net de 67 millions d’euros, contre 311 millions l’année précédente, et alors que le consensus s’attendait à trois fois plus. Cela est en partie dû à l’intégration de Schering, acquis pour 17 milliards d’euros en 2006, et à la hausse des prix des matières premières rendant plus chère la production de certains composants. Par ailleurs, Bayer a était contraint de stopper la semaine dernière une co-étude avec Onyx sur son anticancéreux, le Nexavar, à la suite de tests ayant montré son inefficacité. Le groupe espérait pourtant dégager 750 millions d’euros avec ce produit.
Malgré cela, le groupe se veut «confiant» pour 2008. Il espère réaliser un chiffre d’affaires en hausse de 5% cette année, en données ajustées des effets de devises, et améliorer sa marge d’Ebitda avant éléments exceptionnels. Bayer entend afficher une marge d’Ebitda récurrent de plus de 22% en 2009 pour l’ensemble du groupe, 28% pour le pôle santé, 25% pour son activité semences et cultures, et plus de 18% dans la division polymères où «l’environnement sera plus difficile».
Et si le titre était hier en baisse, Ulle Woener, expert chez Landesbank Baden-Würtemberg, présente Bayer comme «une histoire toujours intéressante», admettant qu’il y a «encore des réductions de coûts à opérer dans les médicaments et la culture chimique», mais que malgré cela, le groupe devrait connaître «la croissance en 2008». Par ailleurs, 21 des 32 analystes qui suivent la valeur pour Bloomberg recommandent le titre à l’achat.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney