Barack Obama fait un premier pas vers la stabilisation de la dette publique
Barack Obama fait volte-face. Deux ans après son élection à la Maison blanche qui promettait le changement avec notamment le plan de Couverture maladie universelle, le président américain doit se résoudre à s’attaquer au déficit budgétaire. Lors de son discours sur l'état de l’Union prononcé devant le Congrès où les républicains ont désormais la majorité à la Chambre des représentants, Barack Obama a proposé un gel partiel des dépenses fédérales sur 5 ans destiné à réduire le déficit budgétaire de 400 milliards de dollars en dix ans. C’est moins que ce que souhaitent les Républicains.
«Je demande aux Démocrates et aux Républicains de simplifier le système. Débarrassez-vous des niches fiscales. Uniformisez les règles et utilisez les économies réalisées pour baisser le taux de l’impôt sur les entreprises pour la première fois en 25 ans, sans augmenter notre déficit». Le président américain compte mettre fin aux cadeaux fiscaux accordés aux groupes pétroliers, réduire de 78 milliards de dollars le budget de la défense, mais les dépenses de la Sécurité sociale et le programme Medicare (système d’assurance de santé pour les plus de 65 ans) ne seront pas affectées.
Or, comme l’ont compris les pays européens ayant engagé une réforme des retraites, «le vrai défi fiscal pour les Etats-Unis c’est le coût de santé et des retraites des enfants du baby boom» estime la société de gestion GaveKal. Selon l’OCDE, si les Etats-Unis évitent une nouvelle récession et qu’aucun nouveau programme de relance n’est engagé, le déficit budgétaire devrait baisser de 10,5% en 2010 à 9% en 2011 et 7% en 2012. Néanmoins, c’est ensuite que le cauchemar pourrait commencer avec le financement du programme Medicare et des retraites.
«Près de la moitié des 1.300 milliards de dollars de réduction du déficit nécessaires pour stabiliser la dette publique américaine à environ 70% du PIB d’ici 2030 pourrait être réalisée en plafonnant la hausse des dépenses «Medicare» à 100 points de base de plus que la croissance nominale du PIB» estime GaveKal. Or, durant les 30 dernières années, les dépenses de santé ont progressé à un rythme de 5% supérieur à la croissance du PIB. La commission Bowles-Simpson, qui estime que le déficit américain devra être réduit d’environ 4.000 milliards de dollars en 2020 pour éviter une crise fiscale, a fait des propositions de réforme de long terme.
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