Banquiers et assureurs contribuent à la professionnalisation des services à la personne
Ces acteurs jouent un rôle d’intermédiaire entre offre et demande, souligne le cabinet d’études Xerfi. Mais l’envol du secteur se fait attendre
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Virginie Deneuville
Dans le sillage du plan Borloo, le secteur des services à la personne a été mis sur le devant de la scène. « Il attire les convoitises des grands acteurs institutionnels français », relèvent à l’occasion d’une conférence de presse les professionnels de Xerfi, citant notamment les banquiers et les assureurs. Selon Thomas Roux, expert sectoriel au sein du cabinet d’études, « l’une des révolutions (de ce plan) a été la pénétration en masse des groupes bancaires et d’assurance », qui jouent un rôle d’intermédiaire entre offre et demande et contribuent de fait à la professionnalisation du secteur.
« Ces acteurs ont pour mission de participer à la structuration du marché. Ce ne sont en aucun cas des prestataires de services », explique le cabinet d’études. Selon ce dernier, si, chez les assureurs, la présence dans les services à la personne s’apparente à de l’intégration, leur permettant de contrôler un maillon supplémentaire de leur filière, la stratégie des banques répond plus à une logique de diversification.
En dépit d’un environnement favorable (facteurs sociaux et démographiques, incitations sociales et fiscales), l’envol annoncé des services à la personne se révèle toutefois freiné par de nombreux obstacles. « Le plan gouvernemental de développement des services à la personne va provoquer une révolution équivalente à celle du téléphone portable », déclarait en février 2006 Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Emploi. Deux ans ont passé et le bilan est beaucoup plus tempéré. « Cette révolution est loin de s’être produite. Cette annonce a été plus mobilisatrice que réaliste. Le secteur a toujours du mal à se structurer »,explique Thomas Roux.
Car de nombreux freins existent. Alors que le marché déclaré représente 12 milliards d’euros en France, le « marché noir » s’élève à 48 milliards. S’ajoutent à cela des obstacles structurels tels que la mauvaise image et le manque d’attractivité de ces métiers, l’insuffisance de formation, les difficultés à créer une main d’œuvre compétente et motivée.
La secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard, présentait d’ailleurs hier un « plan des métiers de la dépendance », qui vise à mettre l’accent sur la formation des personnes engagées dans ces filières, imaginer de nouvelles formations, créer des passerelles entre les métiers et valoriser la profession.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon