Banques Populaires et Caisses d’Epargne susceptibles d’être à nouveau sollicitées sur CIFG
La mise sous surveillance des notes du rehausseur de crédit par Fitch pourrait nécessiter un nouvel apport financier de ses deux nouveaux actionnaires
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Virginie Deneuville
CIFG constitue un dossier épineux pour les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, les deux nouveaux actionnaires du rehausseur de crédit depuis son sauvetage auprès de Natixis, leur filiale commune, en novembre dernier. Alors que les organes centraux des deux banques françaises avaient alors recapitalisé CIFG à hauteur de 1,3 milliard de dollars, auxquels s’ajoute une ligne de crédit de 200 millions de dollars, ce soutien financier risque toutefois de se révéler insuffisant.
Face à un secteur de l’assurance monoline en pleine tourmente, dans le sillage de la crise du subprime, l’agence de notation FitchRatings (Fitch) a en effet révisé ses hypothèses et placé les notes de plusieurs acteurs sous surveillance négative, parmi lesquelles celle AAA de CIFG. « Fitch estime que les pertes augmenteront significativement pour CIFG en raison de l’importante exposition du portefeuille du groupe aux CDO (collateralized debt obligations, ndlr), qui s’élevait à 9,2 milliards de dollars à fin septembre 2007 », explique l’agence de notation. Fitch estime dès lors qu’« un accroissement marqué des pertes attendues serait particulièrement problématique » en termes de notation et que « la situation capitalistique actuelle de CIFG pourrait être insuffisante » pour répondre aux critères d’une notation triple A.
Pour l’heure, l’apport de capital supplémentaire que les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne pourraient être amenées à apporter à CIFG en vue de maintenir cette note n’a pas été déterminé par l’agence de notation. Mais il pourrait être « significatif », selon Thomas Abruzzo, analyste chez Fitch. Du côté des intéressés, l’attentisme prévaut. « Nous attendons de plus amples informations venant de Fitch », a indiqué à L’Agefi un porte-parole des Banques Populaires. « Aucune précision sur CIFG ne sera communiquée avant la publication de nos comptes, en mars prochain. Nous travaillons actuellement sur la situation du groupe », indique-t-on du côté des Caisses d’Epargne.
Si les Caisses d’Epargne avaient obtenu l’accord de leur conseil pour une rallonge d’un milliard d’euros lors de l’opération de recapitalisation initiale, cet aval est désormais obsolète et devra être réitéré le cas échéant. Côté Banques Populaires, aucun feu vert n’a pour l’heure été donné.
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