Axa IM continue à réduire sa dépendance à l'égard de sa maison mère
La tendance se confirme et son rythme s’accélère. Grâce à la solide collecte réalisée l’an dernier auprès d’investisseurs tiers, Axa IM a vu la part de sa maison mère Axa diminuer à 64% de ses encours sous gestion, après 67% en 2013 et 69% en 2012. «Notre priorité est de développer les actifs des clients tiers tout en continuant d’accompagner les compagnies d’assurance du groupe Axa à travers le monde», a commenté Andrea Rossi, le directeur général d’Axa IM.
L’an dernier, la collecte de la société de gestion a bondi à 19 milliards d’euros, après 10,5 milliards en 2013 une fois exclue la contribution d’Ardian (ex-Axa Private Equity), sorti du périmètre de l’assureur à la fin septembre 2013. Sur ce montant, environ 75% ont été collectés auprès de clients tiers. Soutenus par un effet marché de 45 milliards d’euros, les encours ont de leur côté grimpé de 14%, à 623 milliards.
Stratégique pour Axa IM, puisque la clientèle de tiers a représenté 61% des revenus de la société de gestion en 2014, la réduction de la part d’Axa a notamment été induite par les bons résultats enregistrés aux Etats-Unis. Axa IM y a poursuivi ses recrutements, notamment dans les fonctions commerciales, pour porter ses effectifs à plus de 150 personnes.
«Historiquement Axa IM était une plate-forme de distribution aux Etats-Unis. Nous avons choisi d’augmenter la force de vente pour accélérer le développement d’un portefeuille de clients locaux», explique Christophe Coquema, le responsable de la division clientèle. Parmi les stratégies les plus plébiscitées, Axa Farmington a notamment collecté 1,5 milliard d’euros sur les thématiques biotech, l’immobilier commercial et les convertibles.
En Asie, où le groupe est présent depuis 1988 via plusieurs bureaux de représentation et trois coentreprises (Shanghai, Séoul et Mumbai), la dynamique a également été très porteuse. La gamme de produits, qui s’est enrichie de vingt nouveaux fonds, a ainsi attiré plus du tiers de la collecte mondiale.
A l’occasion de la présentation, Andrea Rossi s’est par ailleurs félicité de la réduction du coefficient d’exploitation, qui a baissé de 2,1 points de pourcentage l’an dernier malgré les investissements technologiques et les 156 recrutements réalisés pour «accompagner la croissance». Il s’est ainsi établi à 69,9%, contre 76% en 2010. Le résultat opérationnel a lui augmenté de 23%, à 211 millions d’euros.
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