Axa garde le cap sur ses objectifs stratégiques à horizon 2012
L’assureur a dévoilé au titre de 2007 un ensemble de résultats solides, marqués par une croissance de 27% du résultat opérationnel à 5 milliards d’euros
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Virginie Deneuville
Un «optimisme raisonné». Tel est l’état d’esprit affiché par Henri de Castries, président du directoire d’Axa, pour évoquer les perspectives du groupe. En dépit du contexte de crise, et en se basant sur une stabilisation des marchés actions aux niveaux actuels, Axa table sur une progression tant de son chiffre d’affaires que de ses résultats en 2008. Des prévisions jugées «prudentes, mais pas excessivement pessimistes» par le bureau d’études Keefe, Bruyette & Woods (KBW). Dans ce contexte, Axa a confirmé les objectifs de son plan Ambition 2012, intégrant une progression annuelle moyenne de 15% du bénéfice par action.
«Nous avons été jusqu’à présent en avance sur le plan», a indiqué Henri de Castries, à l’occasion de la présentation des résultats du groupe. Et d’expliquer que si la croissance était plus modérée en 2008, les objectifs 2012 n’étaient pas pour autant remis en cause. Sur 2007, le bénéfice par action a crû de 16% à 2,27 euros. Sur la base d’un résultat opérationnel en progression de 27% à 5 milliards d’euros, le bénéfice net a augmenté de 11% à 5,7 milliards. «Les résultats 2007 sont excellents. Il s’agit d’une nouvelle année record pour Axa, en dépit d’une conjoncture moins bonne en fin d’année, qui ne nous émeut pas», s’est félicité Henri de Castries. Aux yeux du président du directoire, «les chiffres publiés reflètent la forte croissance organique de l’ensemble (des) activités et le succès de l’intégration de Winterthur. Ils confirment également que la solidité (du) bilan n’est pas affectée par la crise du subprime».
Face à un portefeuille de 298 milliards d’euros d’investissements obligataires, les ABS (valeurs mobilières adossées à des actifs) ne représentent que 16 milliards d’euros, dont 1,6 milliard de prêts hypothécaires «subprime» et «Alt A» aux Etats-Unis et 1,8 milliard de CDO (collateralized debt obligations). «Nous sommes positivement impressionnés par la solidité des résultats et satisfaits par l’absence de distorsion sur les investissements ABS», a commenté le bureau d’études Helvea.
A l’occasion de cette publication, Axa a annoncé que Claude Bébéar, président du conseil de surveillance, ne renouvellerait pas son mandat et serait remplacé par Jacques de Chateauvieux. Pour Henri de Castries, président du directoire, «c’est une page qui se tourne. (…) Mais l’aventure continue».
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