Aviva Investors France est confiant pour 2012 après une année difficile

La filiale française du pôle de gestion de l’assureur a vu sa collecte issue du groupe reculer, mais celle des clients externes plus que tripler
Antoine Landrot

Aviva Investors France a vécu un exercice 2011 difficile, à l’instar de ses concurrents. «Les valorisations en juin n’avaient rien d’alarmant: nous avions confiance dans les valeurs industrielles et même bancaires. Nous avons sous-estimé la contagion de la crise grecque», explique Pascal Heurtault, directeur des investissements. Les encours ont reculé d’un milliard d’euros au 31 décembre 2011, à 79,7 milliards d’euros.

La collecte nette totale (provenant de la compagnie d’assurance Aviva et des investisseurs externes) a été quasiment divisée par deux, passant de 915 millions à 529 millions d’euros. Les flux issus de la compagnie intègrent notamment ceux de l’association d’épargnants Afer, laquelle a subi une décollecte nette de 900 millions d’euros en 2011.

Cela dit, la collecte nette externe du gérant a fortement progressé: elle a atteint 487 millions d’euros, contre 148 millions en 2010. Aviva Investors France a en particulier bénéficié de son appartenance à un réseau mondial. En effet, la clientèle internationale a constitué la part majoritaire de la collecte nette externe (349 millions, soit près de 72%), comme en 2010: à l’époque, la filiale n’avait collecté, en net, que 9 millions d’euros auprès de la clientèle française.

Cela dit, le compte de tiers reste extrêmement minoritaire dans l’ensemble des encours, n’en représentant que 5,6%, contre 4,7% en 2010 – taux qui n’avait guère évolué par rapport à 2009. L’objectif de parité, fixé à l’échelle du groupe Aviva Investors, est donc encore loin. En période de crise en particulier, certains investisseurs institutionnels demandent des références dont manque nécessairement la filiale française – son activité pour compte de tiers étant récente. C’est pourquoi elle enregistre une hausse de 15% des sollicitations, et de 41% des appels d’offres, mais affiche un ratio de concrétisation en recul.

Passé la tempête de 2011, la filiale française a démarré 2012 sous de meilleurs auspices. «Dès le mois d’octobre, nous avons relancé un fonds de 2009 – Aviva Rebond – pour profiter des valorisations massacrées. Nous avons recouvré entre 50 et 75% de notre sous-performance», précise Pascal Heurtault. Au 15 mars, la collecte nette externe totale s’établit à 949 millions d’euros. Le gérant français réfléchit également à l’idée de former des centres «leader» pour le groupe, notamment dans l’immobilier et les infrastructures.

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