Aviva Investors accuse des rachats de 5 milliards de livres en 2015
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SpaceX lance la dernière version de sa fusée Starship avant son entrée en Bourse
New York - SpaceX s’apprête à lancer jeudi la dernière version de sa fusée géante Starship lors d’un vol test qui précède l’entrée en Bourse de l’entreprise aérospatiale du multimilliardaire Elon Musk. La gigantesque fusée doit décoller du sud du Texas jeudi à 17H30 locales (22H30 GMT). Les enjeux sont importants pour SpaceX, qui fera voler Starship pour la 12e fois, sept mois après son dernier lancement. Du haut de ses 124 mètres, le modèle actuel est légèrement plus grand que le précédent et l’entreprise aura à coeur de démontrer les améliorations apportées à la fusée lors du vol, un jour seulement après avoir rendu public son dossier d’introduction en Bourse (IPO). SpaceX a déclaré qu’elle ne tentera pas de récupérer le propulseur de sa fusée, une manoeuvre spectaculaire qu’elle a déjà réalisée par le passé. Elle laissera à la place le premier étage s’abîmer dans les eaux du Golfe du Mexique. L'étage supérieur aura lui pour mission de déployer une charge utile de 20 satellites factices, ainsi que deux «satellites Starlink» équipés de caméras, qui tenteront d’analyser l’efficacité du bouclier thermique de l’engin. La mission test devrait durer environ 65 minutes après le décollage. Pendant ce laps de temps, l'étage supérieur devrait suivre une trajectoire suborbitale avant d’amerrir dans l’océan Indien. Les dernières missions de Starship se sont déroulées avec succès mais d’autres s'étaient soldées par des explosions spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes, et une après avoir atteint l’espace. En juin dernier, l'étage supérieur avait explosé lors d’un essai au sol. Obstacles Ce vol d’essai tombe à un moment crucial pour SpaceX: Elon Musk prépare sa retentissante entrée en Bourse, annoncée pour mi-juin, et une version modifiée de la fusée Starship doit servir à terme d’alunisseur pour la Nasa. L’agence spatiale américaine compte envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, avant la Chine, puissance rivale, qui ambitionne aussi d’y envoyer des hommes, d’ici 2030. Mais compte tenu des retards pris par le secteur privé, le gouvernement de Donald Trump craint de plus en plus que les Etats-Unis échouent à réaliser cet objectif en premier. Pour le physicien Scott Hubbard, les enjeux du lancement jeudi sont «énormes». «Le gouvernement a pris la décision de s’allier avec des acteurs privés pour ramener des humains (sur la Lune), et maintenant ces personnes doivent être à la hauteur», estime auprès de l’AFP l’ancien directeur d’un centre de recherche de la Nasa. «Si le lancement se déroule sans encombre, cela ouvrira véritablement la voie à de nouvelles infrastructures et à de nouveaux contrats pour l’exploration lunaire», estime l’analyste Antoine Grenier, responsable du secteur spatial chez le cabinet de conseil Analysys Mason. Outre SpaceX, son concurrent Blue Origin - entreprise détenue par Jeff Bezos - cherche aussi à développer un alunisseur. Les deux entreprises ont réorienté leur stratégie pour donner la priorité aux missions lunaires. La Nasa prévoit une mission en 2027 qui ne s’aventurera pas jusqu'à la Lune, avant l’envoi d’astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis. Mais les experts du secteur sont sceptiques quant à la capacité des deux entreprises à atteindre ces objectifs à temps. L’un des principaux obstacles est de démontrer la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape essentielle pour fournir de l'énergie aux moteurs d’une fusée mais qui n’a jamais été testée pour des missions longue durée. «Espérons qu’ils y parviennent», lance Scott Hubbard, qui souligne un «défi technique de taille». Maggy DONALDSON © Agence France-Presse -
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
Athènes - «Inadmissible», «monstrueux": Plusieurs voix européennes ont dénoncé mercredi la vidéo, diffusée par un ministre israélien d’extrême droite, montrant des militants d’une flottille pour Gaza agenouillés, la France, l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas allant jusqu'à convoquer leurs ambassadeurs d’Israël. Sous-titrée «Bienvenue en Israël», elle montre des dizaines de militants sur le pont d’un bateau militaire, à genoux, les mains liées et le front au sol, sur fond d’hymne national israélien. Les images montrent également le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui a diffusé la vidéo, invectivant les militants détenus et agitant un drapeau israélien parmi eux. «Regardez cette vidéo. Ce ne sont pas des criminels, mais des militants qui tentent de distribuer du pain aux personnes qui ont faim». «Nul ne devrait être sanctionné» pour sa défense des droits humains, a écrit sur X la commissaire européenne Hadja Lahbib, responsable de l’UE pour les situations de crise humanitaire, en relayant les images. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a évoqué sur X les «agissements inadmissibles» de ce ministre. L’Espagne a dénoncé un traitement «monstrueux, indigne et inhumain», exige des excuses publiques d’Israël» et a annoncé convoquer «d’urgence» la chargée d’affaires israélienne à Madrid. «Inhumain» «Ce traitement est monstrueux, il est indigne, il est inhumain», a fustigé depuis Berlin le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, selon un enregistrement audio de ses propos transmis à la presse par ses services. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a également annoncé avoir convoqué l’ambassadrice israélienne après la diffusion de ces images «profondément troublantes», qualifiant la situation d’"inacceptable». Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié mercredi soir d’"inhumain» le traitement des militants de la flottille pour Gaza. Rob Jetten a ajouté avoir interpellé le président d’Israël Isaac Herzog à ce sujet, tandis que le ministre des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Israël aux Pays-Bas. Le comportement de ben Gvir «est inacceptable et absolument condamnable» pour le chef de la diplomatie grecque Giorgos Gerapetritis, qui a annoncé dans un communiqué avoir déposé «une protestation officielle». «Nous exigeons le plein respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, et appelons les autorités israéliennes à mener rapidement toutes les procédures nécessaires et à libérer immédiatement les citoyens grecs», a ajouté le ministre. Des militants grecs qui faisaient partie de la flottille ont déclaré que 19 Grecs avaient été détenus lors de l’opération. L’ambassadeur d’Allemagne en Israël Steffen Seibert a qualifié sur X ce traitement de «totalement inacceptable et incompatible avec les valeurs fondamentales de nos pays». La ministre irlandaise des Affaires étrangères Helen McEntee s’est dite «consternée et choquée» dans un communiqué et a appelé à la libération «immédiate» des participants irlandais arrêtés, parmi lesquels figurent la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly. Cette vidéo publiée sur X par le ministre Itamar Ben Gvir a été diffusée après que les forces israéliennes ont intercepté lundi les navires de la flottille et commencé à détenir des centaines de militants étrangers dans le port d’Ashdod (sud). Environ 50 navires de la Global Sumud Flotilla ont quitté la Turquie la semaine dernière dans la dernière tentative des militants de briser le blocus de Gaza imposé par Israël, après que les forces israéliennes ont intercepté un précédent convoi le mois dernier. Le Hamas, qui contrôle moins de la moitié de la bande de Gaza et dont l’attaque contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre dans le territoire palestinien, a affirmé que ces images constituaient une preuve de la «dépravation morale et du sadisme» des dirigeants israéliens. © Agence France-Presse