Arkéa et Amundi misent sur des start-up d’assurance vie 100% ETF
La banque bretonne et la Financière de l’Echiquier ont investi dans Yomoni, tandis qu’Amundi confirme à L’Agefi son entrée dans Anatec.
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Amélie Laurin
Yomoni et Anatec attendent leur agrément comme société de gestion pour lancer leur offre en septembre. Capture écran.
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Ouvert depuis hier aux préinscriptions des internautes, Yomoni se présente comme le premier site français de gestion sous mandat investi à 100% en ETF (exchange traded funds ou fonds indiciels). Il risque cependant d’être rapidement concurrencé par Anatec, autre jeune pousse française de la fintech (sociétés financières innovantes) au concept similaire. Toutes deux attendent leur agrément comme société de gestion pour lancer leur offre commerciale en septembre.
Chacune s’appuie sur des soutiens de poids. Amundi, la filiale de gestion du Crédit Agricole, confirme à L’Agefi être entrée au capital d’Anatec, mais cette dernière préfère «ne pas communiquer pour le moment» sur le détail de son projet, explique son co-fondateur Jonathan Herscovici. De son côté, Yomoni a bouclé la semaine dernière une levée de fonds de 3,5 millions d’euros auprès de Iena Venture, incubateur de la Financière de l’Echiquier, et du Crédit Mutuel Arkéa, dont la filiale Suravenir sera dépositaire des contrats Yomoni-Vie. Chacun détient environ «un tiers du capital» comme les salariés de la start-up qui compte 7 personnes aujourd’hui, 10 bientôt, indique Mourtaza Asad-Syed, président de Yomoni et ancien responsable de la stratégie d’investissement de Société Générale Private Banking.
Sa société vise 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion en 2017, en essaimant éventuellement en Belgique et en Suisse. Elle s’inspire des précurseurs américains comme Wealthfront, tout en voulant se démarquer des autres start-up financières françaises, en particulier des sites de gestion conseillée (par opposition à la gestion sous mandat) : Marie Quantier (ETF), Advize (distributeur d’assurance vie) ou encore FundShop (conseil en assurance vie). Toutes ces start-up s’appuient sur le conseil automatisé (robo-advisors), grâce auquel des algorithmes permettent au client de définir son profil de risque et son allocation d’actifs en quelques clics. Ces outils en plein essor sont scrutés de près par les régulateurs français et les autorités européennes, soucieuses de la bonne exécution du devoir de conseil.
Enfin Yomoni espère concurrencer les mandats de gestion personnalisée des banques en ligne, avec des frais de gestion «tout compris» limités à 1,6% par an grâce à l’utilisation d’ETF. Son contrat d’assurance vie sera investi à 100% en fonds d’obligations, actions et matières premières, sans recours au traditionnel fonds en euros à capital garanti.
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