Après la fraude, place aux régulateurs

L’affaire Société Générale accroît encore la pression sur les banques et l’industrie des dérivés
Alexandre Garabedian

Perte de trading sans précédent dans l’histoire bancaire européenne, la fraude à 4,9 milliards dont a été victime la Société Générale relève désormais du domaine politique. L’affaire risque de susciter de nouvelles tentations régulatrices, après le dossier subprime, tant elle soulève de questions : coopération internationale entre autorités de marché, contrôles à parfaire dans l’industrie des dérivés, qualité de la surveillance bancaire en France… Des premiers éléments devraient alimenter la réflexion dès vendredi, date à laquelle Christine Lagarde, ministre de l’Economie, remettra à François Fillon le rapport que le Premier ministre lui a commandé sur l’affaire. Un rapport qui portera, a indiqué hier la ministre, sur « le déroulé chronologique des faits » et « pourquoi les contrôles n’ont pas marché », sur la manière dont la Société Générale a respecté la réglementation bancaire et boursière avant de rendre le dossier public, et surtout sur la façon dont il convient de « mieux réguler ce type d’activité ».

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