Amundi mise gros sur la gestion indicielle pour son développement
Pour atteindre l’objectif de 1.000 milliards d’euros d’encours que s’est fixé Amundi fin 2016, la gestion indicielle et les ETF (exchange traded funds, ou fonds indiciels cotés) sont amenés à jouer un rôle important. Le gestionnaire détenu à 80% par le Crédit Agricole et à 20% par la Société Générale veut doubler ses actifs sous gestion dans cette poche dans les trois ans qui viennent, soit atteindre la barre des 100 milliards de dollars (environ 79 milliards d’euros).
«Il s’agit de l’un des segments les plus dynamiques de la gestion d’actifs», indique Valérie Baudson, responsable mondiale des ETF et de l’indiciel. La part de ces fonds dans les encours mondiaux est en effet passée de 10% à 15% entre 2008 et 2013; leur valeur a doublé et représente désormais 10.000 milliards de dollars.
Les encours d’Amundi sur ce marché atteignaient 53 milliards de dollars au 19 septembre dernier: 35 milliards dans les fonds indiciels et 18 milliards dans les ETF, qui, même s’ils reposent sur le même principe de réplication, obéissent à des mécanismes différents et s’adressent aussi à un public de particuliers. L’objectif est bien de doubler de taille dans les deux familles. Mais les stratégies seront différentes, en raison des particularités de ces deux sous-marchés et de la position d’Amundi.
Dans l’indiciel, le gestionnaire aspire à devenir le partenaire européen principal des investisseurs institutionnels dans le monde. Le Moyen-Orient et l’Asie devraient y contribuer autant que l’Europe. Dans les ETF, le développement est davantage centré sur l’Europe, mais comprend néanmoins le lancement de l’activité en Asie – dans un premier temps à Hong-Kong, grand centre de banque privée. En revanche, dans l’une ou l’autre activité, le marché américain n’est pas une priorité. «Il existe assez de potentiel de développement en Europe et en Asie, où nous disposons de suffisamment d’avantages concurrentiels, avant d’avoir à nous occuper du champ américain», indique Yves Perrier, directeur général d’Amundi. Celui-ci estime qu’«en Asie et au Moyen-Orient, Amundi est la vraie alternative aux grandes maisons américaines».
Pour y parvenir, le groupe compte notamment procéder à des recrutements. Les équipes du front office (gérants, commerciaux, structureurs, etc.) devraient passer de 40 collaborateurs aujourd’hui à une soixantaine au cours des trois ans qui viennent. Si l’occasion se présentait, Amundi serait attentif à des acquisitions ciblées.
Plus d'articles du même thème
-
Le rial iranien en perdition
Retrouvez comme chaque semaine, le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation. -
Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Le fonds souverain saoudien a pris la décision de ne plus financer le LIV Golf, une compétition de golf qui depuis sa création en 2021 a ébranlé le monde des circuits de golf professionnels. -
Les fonds de pension britanniques devront jouer le jeu de la préférence nationale
La chancelière de l'Échiquier du Royaume-Uni a remporté une bataille pour contraindre les fonds de pension à investir leurs actifs dans le pays. -
Nomura AM International crée le poste de directeur des investissements
Il revient à Andrew Goldberg qui a passé plus de vingt ans chez JP Morgan, où il a créé le Guide des marchés et dirigé des initiatives sur les actifs alternatifs.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Survivalisme« Sans primaire, ce sera l’apocalypse chez nous » : chez les Ecologistes, Marine Tondelier acculée par ses opposants internes
Le « there is no alternative » à la primaire de Marine Tondelier ne suffit pas à ramener l’ordre dans la maison écologiste. A mesure que l’illusion d’une candidature commune se dissipe, la numéro 1 des Verts se voit contrainte de sortir de l’ambiguïté : peut-elle faire cavalier seul en 2027 ? Si oui, en a-t-elle les moyens ? Sinon, derrière qui se ranger pour négocier un accord législatif sans se renier ? -
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035.