Amundi marque le pas sur le marché de l'épargne salariale
Avec un tiers du marché de l’épargne salariale en France, Amundi a plus à perdre qu’à gagner dans ce domaine. Le groupe a vu sa part de marché se contracter de 0,6 point entre fin 2008 (en pro forma) et fin 2009, à 33,8%, même s’il affiche la plus forte hausse d’encours en valeur absolue, selon les statistiques de l’Association française de gestion financière (AFG). Par rapport au 30 juin 2009, où sa part atteignait 34,7%, le recul est même plus prononcé. Les préparatifs du rapprochement entre CAAM et SGAM, acté au 1er janvier de cette année, ont sans doute pesé sur les performances commerciales du second semestre.
Certains concurrents en ont dès lors profité. Pas tant Natixis AM, dont l’enjeu était surtout de stabiliser ses parts de marchés: la société de gestion a pâti des difficultés de sa maison mère en 2008, et a cédé la place de numéro un du secteur au Crédit Agricole courant 2009, avant même la création d’Amundi. L’objectif a été atteint. En revanche, les numéros trois et quatre du marché, BNP Paribas AM et Axa IM, ont tous deux gagné près d’un point de part de marché en un an, sachant que l’apport de Fortis IM se révèle négligeable pour la banque de la rue d’Antin.
Le marché de l’épargne salariale a connu une croissance de 13 % l’an dernier. A 84,8 milliards d’euros, les encours demeurent inférieurs à leur niveau de fin 2007 (87,6 milliards). Les flux de collecte ont atteint 11,8 milliards, et le nombre d’entreprises et de porteurs s’est accru respectivement de 19.000 (+9%) et de 300.000 (+2,6%).
En termes de tenue de compte, le Crédit Agricole (2,3 millions de comptes) et la Société Générale (1,1 million) pèsent à eux deux 29% du marché. Natixis Interépargne affiche près de 3 millions de comptes sous tenue, soit un quart du marché.
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