Amundi détient toujours plus du tiers du marché français de l’épargne salariale
«L’épargne salariale garde la confiance des salariés dans un environnement peu favorable», s’est félicité l’Association française de la gestion financière (AFG) à l’occasion de la publication d’un bilan du secteur au 30 juin dernier.
Si les encours sont restés stables d’un semestre à l’autre, ils ont en effet progressé de 11% sur douze mois, à 84,62 milliards d’euros. Une évolution que l’AFG compare favorablement à celle du CAC40, en retrait de 13% sur six mois et en hausse de 7% sur un an. Le nombre de porteurs n’a en parallèle pas évolué, à 11,7 millions. L’association des gestionnaires d’actifs souligne notamment le succès des fonds d’investissement socialement responsable (ISR), dont les actifs ont progressé de 50% sur un an à fin juin, à 4,6 milliards d’euros.
Amundi, côté gestion financière, et Natixis Interépargne, côté tenue de compte, dominent toujours un secteur dont la concentration est appelée à se poursuivre, sur fond d’environnement réglementaire chahuté (l’AFG clamant que «l’épargne d’entreprise ne peut être qualifiée de niche sociale et fiscale») ou d’une rentabilité incertaine, particulièrement côté administration. Cet été, Barclays, notamment, a annoncé la cession de son activité d’épargne salariale au Crédit Mutuel CIC, tandis qu’AG2R La Mondiale doublait de taille en rachetant Gérer S2E auprès de la Banque Palatine.
Amundi accapare ainsi au 30 juin 34,3% du marché (devançant Natixis AM et BNP PAM de 13 et 24 points respectivement), 0,5 point de mieux que six mois auparavant. A fin juin 2009, le trio composé du Crédit Agricole, de SGAM et d’Etoile Gestion justifiait d’une part cumulée de 35,6%.
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