AIG poursuit ses désengagements en cédant HSB à Munich Re
Le réassureur allemand va ainsi étendre ses activités aux Etats-Unis en rachetant la totalité de HSB pour 742 millions de dollars en numéraire
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Alexandre Boksenbaum
Nouvelle cession pour AIG après celle d’AIG Private Bank en début de mois et en attendant la vente de certaines activités en Asie et de sa participation dans une coentreprise brésilienne. Ces opérations sont dictées par la situation financière du géant américain de l’assurance qui doit rembourser l’aide de plus de 150 milliards de dollars accordée par l’Etat fédéral et qui est donc contraint de vendre certaines activités, même à perte. De fait, Munich Re va acquérir la totalité de HSB Group pour 742 millions de dollars payés en numéraire, alors qu’AIG avait acheté cette société 1,2 milliard en 2000.
Une transaction qui ne devrait pas être trop compliquée à réaliser, comme l’a indiqué un analyste de Sandler O’Neill & Partners. Selon ce spécialiste, la société, dont le principal actif est Hartford Steam Boiler Inspection and Insurance Company, devrait ainsi être facile à détacher d’AIG, celle-ci n’ayant jusqu’ici pas été totalement intégrée au groupe.
Si cette opération n’est pas favorable à AIG, du côté de Munich Re, en revanche, on se frotte les mains. Elle permet de donner corps à sa stratégie d’extension aux Etats-Unis décidée l’an dernier. En outre, Peter Röder, membre du Conseil d’administration du groupe et responsable des activités implantées aux Etats-Unis, estime que le business model particulier de HSB va aider sa société à réduire la volatilité de sa division de réassurance. Décidé à rassurer les investisseurs, le directeur financier du groupe allemand, Jörg Schneider, explique pour sa part que cette opération «n’aura pas d’impact sur [le] programme de rachat d’actions et sur le versement prévu d’un dividende de 5,50 euros par action au titre de l’exercice financier 2008».
Munich Re financera d’ailleurs complètement son acquisition sur ses propres fonds, alors qu’elle doit encore être approuvée par les autorités concernées. Le groupe germanique espère toutefois que la transaction sera bouclée d’ici la fin du premier trimestre 2009. Une transaction que le groupe annonce relutive dès l’année prochaine, même en l’absence de synergies. En l’espèce, le groupe a clairement expliqué que ce rachat n’avait été en rien dicté par une recherche de synergies, ses ratios de solvabilité ne devant pas en souffrir tandis que les mécanismes d’ajustement liés au prix d’achat le prémunissent contre de nouvelles pertes d’investissement.
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