ABC Arbitrage affiche ses ambitions sur la gestion pour compte de tiers
L’année 2011 n’a pas été nécessairement négative pour les sociétés de gestion alternative. ABC Arbitrage a ainsi annoncé hier une progression de plus de 18% de son résultat net, qui a atteint 34,3 millions d’euros. Le revenu brut s’est accru de 24%, à 75,2 millions. «Nos performances sont d’autant plus remarquables qu’elles ont été réalisées dans un contexte de marché difficile notamment pour les arbitragistes, avec des volumes d’échéances en forte baisse et une volatilité inférieure à celle des années 2008 et 2010», rappelle Dominique Coelin, président d’ABC Arbitrage. En effet, la société revendique en 2011 une performance brute de 51,3% pour ses fonds, alors que l’indice DJCS Hedge Fund a reculé de 2,52% et le CAC 40 de 16,95%.
«Cette progression a été obtenue grâce à nos stratégies innovantes – mises en place depuis trois ans ou moins. Elles représentent aujourd’hui 40% du revenu brut» contre 29% un an plus tôt, précise Dominique Coelin. Ses gérants ont notamment parié sur le marché des futures, dont les volumes échangés demeurent supérieurs.
Si la progression du gérant est portée par l’activité pour compte propre (qui représente 95% du revenu), l’activité pour compte de tiers constitue le relais de croissance: son produit d’activité courante a triplé et atteint 3,6 millions.
Ces chiffres laissent le président d’ABC Arbitrage optimiste vis-à-vis de son programme Horizon 2015, en dépit d’un contexte toujours aussi peu encourageant en termes d’opérations de marché. Le plan prévoit d’atteindre un résultat de 70 millions d’euros fin 2014. Pour 2012, le gérant veut doubler ses actifs gérés pour compte de tiers (à 400 millions d’euros), notamment à travers deux nouveaux fonds sur les futures et les taux. A terme, la société souhaite atteindre les 600 millions.
Toutefois, Dominique Coelin n’a pas caché son inquiétude concernant le renforcement de la fiscalité dans le secteur financier. Il qualifie les décisions ou les propositions concernant les ventes à découvert, les rémunérations et la taxe sur les transactions financières (TTF) de «politiquement intelligentes», mais «irrationnelles» car d’un effet limité. «Une taxe post-bénéfices, pourquoi pas ? Mais un impôt sur les revenus aura pour seule conséquence de faire disparaître l’activité, qui ira ailleurs». La TTF en France devrait imputer entre 3% et 6% du revenu brut d’ABC Arbitrage, précise la société.
Plus d'articles du même thème
-
VistaShares propose un ETF pour financer le réarmement américain
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945. -
M&G nomme Matt Mansour au poste de directeur de la technologie et de l’IA
La société de gestion britannique a décidé d’étendre le périmètre du poste à l’intelligence artificielle. -
La BCE suit la boussole des marchés
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps. -
La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
La banque d’affaires cotée à New York a vu son bénéfice fondre de 90% au deuxième trimestre, sous l'effet d'un taux d'impôt exceptionnellement élevé et de charges liées au rachat en cours de Campbell Lutyens. -
Les banques acceptent les conditions de Casino pour soutenir sa restructuration
Elles ont accepté de mettre en œuvre la restructuration financière privilégiée par le distributeur même en cas d’opposition des autres créanciers. Les incertitudes juridiques sur le dossier restent élevées. -
La guerre au Moyen-Orient contraint la France à changer de fournisseurs de pétrole
Brut ou raffiné, le pétrole importé du Moyen-Orient s’est tari avec la guerre contre l’Iran, contraignant la France à en acheter davantage aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais aussi au Nigeria, à la Norvège ou à Israël.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
- Une majorité d’ETF classés Article 8 détiennent des titres de fabricants d’armes
Contenu de nos partenaires
-
SécularisationEn Italie, les enfants d’immigrés se détachent des religions de leurs parents
Près d’un jeune issu de l’immigration sur quatre ne se reconnaît dans aucune religion selon une étude. Seul le catholicisme résiste, porté par son enracinement culturel et le rôle de l’Eglise dans l’intégration -
L'art de perdre« Si on double le score d’Hidalgo, ce sera un exploit » : comment toute la gauche hors LFI a intégré sa défaite en 2027
Plus que la présidentielle, jugée perdue d’avance, ce sont les législatives, voire les régionales de 2028, qui préoccupent des formations de gauche et écologistes passées en mode survie -
Fin de sessionLFI : à l'Assemblée, la stratégie de la terre brûlée
A mesure que le RN s'associe au gouvernement, LFI se construit en adversaire résolu. Dans l'hémicycle, chaque défaite est pensée comme une victoire politique au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon