A peine sur les rails, Newedge se voit en acteur de la consolidation du secteur
Hier constituait le grand jour de la présentation à la presse et à ses clients de Newedge, intermédiaire financier issu de la fusion de Fimat et Calyon Financial, filiales respectives de la Société Générale et de Calyon (groupe Crédit Agricole). Nouveau nom, nouveau logo, nouvelle campagne publicitaire, Newedge, entré dans le top cinq des acteurs mondiaux de l’exécution et de la compensation sur futures et options, est sur les rails.
En termes d’activité, pas de changement par rapport aux annonces du lancement officiel le 2 janvier dernier (lire L’Agefi du 3 janvier). Les deux directions se sont attachées à rappeler les perspectives de croissance annuelles de la société jusqu’en 2010 : entre 10 et 15 % de progression sur l’activité principale de brokerage (compensation et exécution) de produits dérivés listés (FCM), entre 15 et 20 % sur le courtage interbancaire et 20 % environ sur le prime brokerage. De quoi doubler les résultats d’ici trois ans et atteindre un chiffre d’affaires de 1,6 à 1,7 milliard d’euros (contre 1,1 milliard d’euros pro forma en 2007). « Nous voulons occuper le terrain, être partout, sur tous les clients, toutes les zones géographiques et sur tous les produits », a expliqué Marc Litzler le président de Newedge et par ailleurs directeur général de Calyon. Les deux actionnaires (à 50-50) ont confirmé leur souhait de coter la société d’ici 18 à 24 mois. Une opération qui ne marque pas selon eux leur désengagement de l’activité. « Les deux maisons resteront à parité et majoritaires dans le capital de Newedge. Mais nous avons souhaité l’introduction en bourse car nous avons besoin de papier comme monnaie d’échange pour pouvoir continuer de participer à la consolidation du secteur », a expliqué Philippe Collas, vice-président de Newedge et par ailleurs directeur général adjoint de la Société Générale. Des objectifs qui s’entendent « toutes choses égales par ailleurs », ont tenu à préciser les deux acteurs. Car depuis l’été dernier, date de l’annonce du regroupement, les marchés sont en forte baisse. « La crise est importante. Ce n’est pas forcément une bonne chose car lorsque la volatilité est trop forte elle peut occasionner une diminution des volumes, les sociétés ayant tendance, au moins à court terme, à diminuer leurs limites de risques », explique Philippe Collas.
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