« A court terme, une correction des marchés actions est probable »
L’Agefi: Pourquoi êtes-vous si optimiste sur les actions à horizon un an?
Christian Parisot: Pessimiste à court terme, mais optimiste à horizon d’un an. D’une part, l’inflation restera au cœur des allocations d’actifs. La croissance dans les pays émergents est inflationniste. En Europe ou aux Etats-Unis, les ménages consomment essentiellement des services, alors que dans les pays émergents, ils achètent des biens d’équipement, comme des voitures. La croissance dans les émergents soutiendra durablement les prix des matières premières. Les pays développés vont importer de l’inflation de ces pays. La phase de recul des prix des biens est terminée. Le marché actions permet de profiter de cette croissance des émergents et les dividendes profitent de l’inflation. D’autre part, le marché obligataire est cher, comme l’immobilier dans quelques pays… Enfin, les opérations de M&A vont se poursuivre. Mais, à court terme, une correction des marchés actions est probable face à un ralentissement inévitable de l’économie mondiale.
Quels secteurs ou zones géographiques privilégiez-vous?
A court terme, nous restons très prudents sur les marchés émergents. Le durcissement des politiques monétaires est loin d’être terminé et pèse sur les indices boursiers. Si les prix du pétrole et des matières premières corrigent de manière significative, les marchés chinois, indien et brésilien seront à privilégier. Par contre, à court terme, nous favorisons les Bourses des pays développés et les secteurs à fort pricing power, comme le luxe, la chimie, les biens intermédiaires ou les technologies… Plus le secteur est loin du consommateur, plus son «pouvoir sur les prix» est élevé.
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