Le plan de Manuel Valls pour rendre la place de Paris plus attractive
Guichet unique, baisse de l’impôt sur les sociétés, amélioration du régime des impatriés… Le Premier ministre Manuel Valls n’est pas venu les mains vides au Forum Paris Europlace pour attirer les investisseurs et les travailleurs étrangers.
Alors que le vote négatif des Britanniques au référendum européen ouvre la voie à la perte du passeport européen du Royaume-Uni, les places européennes s’agitent pour hériter des activités financières en euro et des entreprises qui souhaiteraient relocaliser une partie de leurs activités en zone euro.
A lire également, notre interview avec le président de Paris Europlace, Gérard Mestrallet : «Une sorte d’union sacrée s’est créée»
Manuel Valls a d’abord annoncé la création d’un guichet unique dès la rentrée prochaine. Ce guichet permettra aux entreprises et aux particuliers qui souhaitent s’implanter en France d’obtenir tous les détails - dans leur langue - en vue d’une installation. Organisé par l’agence Business France, ce guichet permettra de «répondre aux questions sur l’immobilier, les titres de séjour, la scolarité des enfants», a annoncé le Premier ministre, mais surtout d’obtenir un éclairage sur les dispositifs fiscaux. Car bien qu’elle «n’existe plus», la taxe à 75% continue d’alimenter les fantasmes à l'étranger, a tenu à rappeler le Premier ministre.
Le chef du gouvernement a ajouté que Paris ouvrira «autant de sections internationales que nécessaire» à l’école en Ile-de-France.
Sur les questions fiscales, Manuel Valls a annoncé la baisse future de l’impôt sur les sociétés à 28% contre 33,33% actuellement, en application du «Pacte de responsabilité». Le régime des impatriés aura vocation à devenir «le plus favorable d’Europe» a ajouté Manuel Valls, précisant qu’il serait ramené à huit ans au lieu de cinq actuellement. La prime d’impatriation sera également exonérée de taxe sur les salaires. Pour rappel, le régime fiscal des impatriés s’applique aux Français ou résidents étrangers s’installant en France après avoir passé cinq ans à l'étranger.
Le chef du gouvernement a également fait part de sa volonté d’engager une discussion avec les collectivités locales pour réfléchir à un éventuel allègement temporaire de la fiscalité locale sur les entreprises et les bureaux.
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