Les valeurs moyennes renouent avec la croissance externe

le 22/01/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les opérations de fusions-acquisitions de small et midcaps reprennent depuis le courant du mois de décembre, que ce soit dans la technologie ou l'industrie

Depuis un mois et demi, période habituellement calme en la matière, les sociétés cotées sur les compartiments B et C d’Eurolist et Alternext Nyse Euronext Paris ont réalisé une vingtaine de transactions. Autant qu’au cours du trimestre qui a précédé. Tous les secteurs sont concernés, indistinctement. Dans la santé animale, le laboratoire vétérinaire Virbac a signé un accord pour le rachat des actifs vétérinaires de Pfizer en Australie (36 millions de dollars australiens de chiffre d’affaires, soit environ 23 millions d’euros).

Dans l’industrie, l’équipementier Lisi est entré en négociations exclusives avec Stryker Corporation en vue d’acquérir son activité de fabrication de prothèses et d'instruments orthopédiques de Caen-Hérouville (environ 50 millions de chiffre d’affaires). Dans les services, le groupe d’ingénierie Akka Technologies a repris 100% du capital de son homologue Ekis, auprès du fonds de private equity Perfectis (CA de 26 millions).

Les sociétés technologiques ne sont pas en reste, Cegedim (données pharmaceutiques et logiciels santé) ayant effectué deux opérations de croissance externe, l’une en France, l’autre aux Etats-Unis, début janvier, quelques jours après l’annonce de l’entrée du FSI à son capital.

Favorisé par une vision plus optimiste quant à l’évolution de la conjoncture et des levées de fonds qui se sont multipliées depuis la fin de l’été dernier, ce regain d’activité sur le front des fusions-acquisitions semble trouver son origine dans l’atténuation d’une distorsion de valorisation entre les sociétés cotées, favorisées par le rebond des marchés depuis mars 2009, et non cotées. «Nous avons observé peu de rapprochements industriels l’an passé, puis des groupes cotés nous ont approchés à l’achat ces dernières semaines alors que nous n’avions pas connu de telles sollicitations au cours des dix premiers mois de 2009, constate Michael Azencot, associé du cabinet de conseil Financière Cambon, spécialisé dans les nouvelles technologies (logiciels, SSII). Avant le rattrapage boursier il était difficile d’envisager une position commune sur un prix lorsque le coté se valorisait 4 fois le résultat opérationnel et que le non-coté valait le double». Les sociétés cotées sur Alternext ne sont pas restées à l’écart de ce mouvement avec sept deals concrétisés depuis le début du mois de décembre.

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