La plate-forme décroche 28 millions d’euros auprès de Decaux Frères Investissements, Sycomore, la Banque Wormser Frères et deux family offices.
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Antoine Duroyon
Lendix a lancé un fonds commun de titrisation. Capture écran
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Lendix boucle un nouveau tour de table. Quelques mois après avoir levé 7 millions d’euros, la plate-forme de financement participatif aux TPE/PME annonce un financement global de 28 millions d’euros. Celui comprend un apport en capital de 3,2 millions d’euros et des engagements sur la plate-forme à hauteur de 25 millions d’euros. La société dirigée par Olivier Goy a attiré des investisseurs renommés : Decaux Frères Investissements (structure familiale d’investissement), la Banque Wormser Frères, qui avait déjà promis 5 millions d’euros de prêts début mars, le groupe financier Sycomore et deux autres family offices, dont celui de Pascal Oddo et un suisse.
Decaux Frères Investissements et Pascal Oddo représentent à deux plus de la moitié des 28 millions d’euros réunis. Ce qui explique l’entrée de Gérard Degonse, administrateur de Decaux Frères Investissements et président du conseil de surveillance de JCDecaux, et de Pascal Oddo, au conseil de surveillance de Lendix. Ces nouveaux investisseurs rejoignent au capital Partech Ventures, Weber Investissements, Marc Menasé et les dirigeants. Ces derniers contrôlent désormais 65% du capital.
«Nous faisons venir des investisseurs diversifiés, ce qui montre que l’intérêt pour la classe d’actifs vient à la fois du corporate, de la banque, de l’asset management et des family offices», souligne Olivier Goy. Lendix devrait prochainement annoncer des engagements sur la plate-forme de la part de grands assureurs de la place. Pour offrir une porte d’entrée aux investisseurs personnes morales, la société a lancé un fonds commun de titrisation. La plate-forme a ouvert cette semaine un premier financement de 300.000 euros pour des sociétés du groupe Alain Ducasse Entreprise.
La société proposera dès la semaine prochaine d’investir dans un loueur d'échafaudages dans la région normande ainsi que dans trois boulangeries en région parisienne. Lendix entend ainsi assurer un rythme de 4 à 5 dossiers par semaine. «Ce qui va faire la différence entre les acteurs, c’est la qualité de l’exécution», estime Olivier Goy. Plusieurs concurrents de Lendix ont également amassé des munitions ces derniers mois : 3 millions d’euros pour credit.fr en janvier (auprès de Truffle Capital) et 8 millions pour Unilend mi-mars (auprès de Ventech, 360 Capital Partners et Bpifrance). Par contraste, d’autres acteurs nettement sous-capitalisés pourraient se retrouver en situation de fragilité.
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