Les deux groupes de cliniques comptent finaliser leur union au premier semestre 2017. Le nouvel ensemble sera leader sur le marché des cliniques MCO.
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Bruno de Roulhac
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Alors que MédiPôle Partenaires prévoyait de secoter sur la Place parisienne avant la fin de l’année, il y renonce au profit d’un rapprochement avec Elsan, né de la fusion des groupes Vedici et Vitalia en novembre 2015. Une nouvelle étape dans le mouvement de concentration du secteur de l’hospitalisation privée en France. Face aux contraintes tarifaires et aux nécessaires innovations technologiques, les acteurs de la santé recherchent des gains d’efficience à travers cette concentration.
Le nouvel ensemble deviendrait le leader français du secteur aux côtés de Ramsay Générale de Santé, le dépassant même avec 98 cliniques médicales, chirurgicales ou obstétricales (MCO) sur ses 123 établissements, soit environ 15 à 20% du marché français. L’Autorité de la concurrence devra se prononcer sur ce rapprochement. Toutefois, les deux partenaires sont confiants en raison de la complémentarité géographique de leurs réseaux. MédiPôle Partenaires est notamment numéro un en Occitanie. Ils comptent ensuite encore renforcer ce maillage territorial.
Actuellement, Elsan se revendique le deuxième groupe d’hospitalisation privée en France avec 80 établissements (10.900 lits et places), dont 65 MCO, pour un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros. Pour sa part, MédiPôle Partenaires exploite 45 établissements (6.600 lits et places), dont 35 MCO, pour un chiffre d’affaires de 866 millions d’euros en 2015.
Si Elsan se refuse à donner davantage de détails financiers, MédiPôle est obligé de faire preuve de plus de transparence, pour satisfaire ses porteurs obligataires. Ce dernier affichait l’an dernier une marge d’Ebitda de 14,3%. Dans le cadre de son projet d’introduction en Bourse, MédiPôle avait précisé le mois dernier qu’il visait pour 2016 un chiffre d’affaires de 895 millions d’euros pour une marge d’Ebitda de 13,7%. Si MédiPôle affiche un ratio de levier de 5,5 fois (il espérait tomber à 3 fois fin 2016 grâce à l’augmentation de capital de 400 millions d’euros prévue dans le cadre de la cotation), Elsan, qui n’a pas de dette obligataire, assure qu’il a le taux d’endettement le plus faible du secteur.
Elsan est détenu à 75% par CVC Capital Partners et à 25% par ses dirigeants fondateurs et par une centaine de collaborateurs du groupe. Pour sa part, MédiPôle est contrôlé à plus de 50% par Bridgepoint, avec Bpifrance comme minoritaire de référence après son investissement de 95 millions d’euros en août dernier.
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