Fitch attend une réduction modeste des rendements servis par les assureurs-vie
Les taux bas limitent la liberté de manœuvre des assureurs français, qui entendent cependant protéger leurs marges.
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Antoine Duroyon
85% des réserves des assureurs-vie français concernent les produits garantis.
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Fitch alerte sur les compagnies françaises d’assurance vie. L’agence de notation s’attend à ce que leur rentabilité opérationnelle recule cette année après un déclin des résultats d’investissement au premier semestre sur fond de baisse des taux d’intérêt. «Les étapes franchies jusqu'à présent pour diminuer les rendements distribués aux assurés sont insuffisants à ce jour pour contrer la pression sur les bénéfices liée aux taux d’intérêt bas», explique Fitch dans son dernier panorama du secteur.
Les bilans des assureurs-vie français sont encore très tournés vers les produits garantis, à hauteur de 85% des réserves à fin juin, malgré une réorientation engagée vers les unités de compte (UC). La collecte sur les UC a augmenté de 9% au premier semestre par rapport à la période comparable de 2015. Ces produits ont représenté 60% de la collecte totale. La collecte sur les fonds en euros s’est repliée dans le même temps de 19%. Fitch explique que les assureurs vie sont aujourd’hui confrontés à un dilemme entre réduire les taux versés pour protéger leurs marges ou maintenir ces mêmes taux pour défendre leur position sur le marché.
«Nous nous attendons à ce que les assureurs réduisent de façon marginale les taux servis en 2016 (en deçà de 2,1%) dans la mesure où ils s’efforcent de maintenir les volumes d’activitéet des ratios de frais généraux compétitifs», indique l’agence. Selon l’ACPR, la baisse des taux servis s’est élevée à seulement 23 points de base en 2015, soit nettement inférieure à celle de l’OAT (-81 points de base) et à celle des revenus récurrents (-121 points de base). La direction de CNP Assurances a récemment souligné que le défi d’une réduction des taux de rémunération servis se posait à l’ensemble du marché.
Si les garanties sont limitées sur le marché vie français par rapport à celles des autres marchés européens et nulles sur les affaires nouvelles, l'écart de duration entre les actifs et les passifs (de deux à cinq ans) expose les assureurs à des taux de réinvestissement plus faibles pour les actifs arrivés à maturité. Un élément négatif en termes de rentabilité et, dans une moindre mesure, de solvabilité. Malgré ces effets négatifs liés aux taux bas, Fitch maintient une perspective stable pour les assureurs notés, reflétant une base d’activités diversifiée, des fonds propres solides et des positions de marché fortes.
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