Solvabilité 2 pousse les assureurs vers une mutation culturelle
En vigueur depuis janvier 2016, Solvabilité 2 impose aux entreprises d’assurance une nouvelle approche du risque, à la fois holistique et formalisée selon les principes du pilier 2 et de l’ORSA (Own Risk and Solvency Assessment). Les compagnies doivent en effet définir leur appétence au risque au plus haut niveau (direction générale et conseil d’administration) et confronter à cette dernière toute décision stratégique.
Autant d'éléments qui impliquent une profonde «mutation culturelle» du pilotage des entreprises et qui «démocratise l’approche de l’allocation des capitaux disponibles jusqu’alors réservée à quelques leaders européens», explique Philippe Foulquier, professeur à l’Edhec et responsable d’une étude sur le sujet conduite auprès d’une vingtaine d’acteurs européens. Avec à la clé une remise à plat potentielle de l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception des produits à la gestion des placements. L’étude, qui montre notamment pourquoi Solvabilité 2 constitue un véritable catalyseur de mise en œuvre de processus d’Entreprise Risk Management (ERM), s’intitule « Comment calibrer l’appétence, les tolérances et les limites de risque et quels en sont les enjeux pour l’allocation de capital, l’erm et la performance des entreprises ? »
Plus d'articles du même thème
-
La complaisance autour de l’IA donne des signes de lassitude
Après les semi-conducteurs, ce sont les entreprises du néocloud, très endettées, qui corrigent en Bourse, relançant les craintes sur la rentabilité et la pérennité des investissements. Plusieurs transactions ont été reportées. -
Les ventes au détail dépassent les attentes à cause de l’essence aux Etats-Unis
Au-delà de la bonne santé affichée par le chiffre du département du Commerce, les économistes commencent à craindre un léger essoufflement de la consommation lié à la flambée des prix pétroliers. -
OMass boucle l’une des plus grosses levées de la biotech européenne
Tout juste parvenue à la phase d’essais cliniques, la biotech d’Oxford boucle un tour de 310 millions de dollars auprès d’un syndicat d’investisseurs dirigé par Bain Capital, Forbion et Novo Holdings.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
My money backL’ombre de Marine Le Pen sur le budget européen
La présidentielle française crée une pression sur le calendrier des discussions devant aboutir à la prochaine trajectoire financière de l’UE -
Tout douxMalmené dans les sondages, Edouard Philippe assume de ralentir le rythme des annonces
Trois études d'opinion entre mercredi et jeudi placent le maire du Havre en situation d'être éliminé au soir du premier tour de la présidentielle. L'intéressé assume pourtant de tenir son rythme. L'heure est à la répétition des mesures déjà connues -
EditorialMouvement du 17 octobre : la convergence des désillusions
Les prolétarisés de tout le pays s'unissent dans un contexte inflammable