Le FMI relève sa prévision de croissance pour la zone euro
Dans son rapport intitulé «Perspectives de l'économie mondiale», publié ce mardi, l’institution de Bretton Woods chiffre 3,9% la croissance économique mondiale en 2018.
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Agefi.fr, avec Agefi Dow Jones
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L'économie mondiale devrait conforter sa dynamique cette année grâce à «un climat favorable sur les marchés, des conditions financières accommodantes et les répercussions nationales et internationales de la politique budgétaire expansionniste des Etats-Unis», selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI).
Dans son rapport intitulé «Perspectives de l'économie mondiale», publié ce mardi, l’institution de Bretton Woods chiffre 3,9% la croissance économique mondiale en 2018 contre 3,8% en 2017.
L’institution internationale prévoit que l'économie mondiale continuera de s’affermir malgré le repli des marchés financiers cette année et les tensions commerciales entre les Etats-Unis, la Chine et d’autres pays. Malgré ces tensions, les volumes du commerce mondial devraient augmenter. Dans l’ensemble, ces volumes ont progressé de 4,9% en 2017, après une hausse de 2,3% en 2016. La croissance des volumes devrait se renforcer encore pour atteindre 5,1% en 2018.
Au bout d’un trimestre seulement, l’année 2018 s’annonce meilleure qu’estimé par le FMI dans son rapport publié en janvier. L’institution de Washington a relevé de 0,2 point sa prévision de croissance pour la zone euro et les Etats-Unis cette année.
Selon le FMI, la croissance des Etats-Unis et de la zone euro devrait se renforcer en 2018 pour s'établir à 2,9% et 2,4% respectivement, contre des estimations précédentes de 2,7% et 2,2%. En 2017, ces deux régions ont enregistré une croissance de 2,3% par rapport à l’année précédente.
Le Fonds a relevé sa prévision de croissance de 0,1 point pour le Royaume-Uni et d’autres économies développées, de 0,3 point pour les pays émergents d’Europe et de 0,4 point pour le Brésil.
Parmi les 20 plus grandes nations, seule l'économie de l’Arabie Saoudite se serait contractée l’an dernier, en raison notamment des conséquences du recul des cours du pétrole. Aucune de ces grandes économies n’a donné de signes de contraction depuis le début de l’année.
Les tensions commerciales actuelles entre Washington et Pékin représentent cependant un risque majeur pour les perspectives mondiales, a indiqué le FMI, en soulignant que ce conflit a entraîné une hausse de la volatilité des marchés financiers et une correction des cours boursiers.
Dans l’ensemble, les risques pour les perspectives économiques sont équilibrés, juge le FMI, tout en mettant en garde contre les retombées négatives de sanctions commerciales que s’imposeraient mutuellement les nations.
Pour 2019, l’institution prévoit une croissance économique mondiale de 3,9%, identique à 2018, puis un ralentissement à 3,7% sur le moyen terme. Au-delà de son horizon de deux années de prévisions, le FMI avertit qu’il faut s’attendre à un ralentissement sensible pour les économies avancées alors que la croissance devrait se stabiliser globalement dans les pays émergents, même si les producteurs de matières premières continueront de souffrir.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
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