Après un mois de juillet marqué par une mauvaise météo, le PIB a légèrement rebondi en août, ce qui pourrait éviter une contraction au troisième trimestre. Mais l’économie reste faible.
A la veille de la réunion de la Banque d’Angleterre, l’indice des prix, notamment dans les services, a déjoué les pronostics. Une hausse est toujours attendue, mais accompagnée d’un discours accommodant.
L’inflation, notamment dans les services, a surpris à la baisse à la veille de la réunion de la Banque d’Angleterre. La livre sterling poursuit son déclin.
Malgré le ralentissement de l’activité, le marché du travail continue d’envoyer des signaux divergents, que la banque centrale britannique ne pourra ignorer jeudi avec une hausse de taux attendue.
La baisse de 0,5% du PIB en juillet outre-Manche, sur des éléments conjoncturels, ne devrait toutefois pas affecter sur la prochaine décision de la banque centrale.
Le taux de chômage britannique a grimpé à 4,3%, son niveau le plus élevé depuis septembre 2021, mais les salaires continuent d’accélérer, au-delà de l’inflation.
La structure d’emprunts hypothécaires, désormais en majorité à taux fixes sur 5 ans, perturbe son impact sur l'économie, avec des implications en termes de politique monétaire.
Le mauvais temps a fait reculer la consommation plus que prévu le mois dernier outre-Manche. Les anticipations de taux de la Banque d’Angleterre reviennent sous 6%, après leur forte hausse récente.
Le Royaume-Uni affiche une croissance de 0,2% sur la période, tirée par l’industrie et la consommation. Les taux longs retrouvent leurs points hauts de début juillet.
La devise britannique, qui a été l’une des plus performantes cette année face au dollar, commence à s’ajuster à la baisse, d’autant que la Banque d’Angleterre semble moins offensive.