Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié lundi son rapport d’évaluation définitif sur les incitations à compenser les dérivés échangés de gré-à-gré (OTC), des réformes instaurées depuis la crise financière. Le FSB conclut au succès des réformes entreprises pour encourager la compensation des dérivés OTC, avec 62% des dérivés de taux OTC compensés à la fin 2017, contre 24% en 2009.En revanche, le rapport pointe des risques liés à la concentration accrue des intermédiaires à la compensation, laissant les clients finaux avec des choix restreints. Une consultation sur ce point a été lancée à la mi-octobre.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié lundi son rapport d’évaluation définitif sur les incitations à compenser les dérivés échangés de gré-à-gré (OTC), des réformes mises en place depuis la crise financière. Le rapport, réalisé avec le Comité sur les paiements et les infrastructures de marché du Comité de Bâle et l’Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco), s’inscrit dans la lignée des précédentes consultations et évaluations déjà menées par le FSB, et précise les conclusions publiées en août sous forme de consultation publique.
La banque française a annoncé vendredi la cession d’une participation de 2,05% dans le dépositaire central Euroclear à la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI), une holding de l’Etat belge. «Cette cession fait suite à l’augmentation mécanique de la participation de Société Générale liée aux programmes successifs de rachats d’actions réalisés par Euroclear ces dernières années», précise le groupe. La Société Générale, qui détenait plus de 5% d’Euroclear avant la transaction, en reste «un actionnaire minoritaire significatif».
La banque française a annoncé vendredi la cession d’une participation de 2,05% dans le dépositaire central Euroclear à la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI), une holding de l’Etat belge. «Cette cession fait suite à l’augmentation mécanique de la participation de Société Générale liée aux programmes successifs de rachats d’actions réalisés par Euroclear ces dernières années», précise le groupe dans un communiqué.
La compensation n’a pas attendu le Brexit pour être un sujet complexe. Prenons l’exemple de l’équivalence accordée par l’Esma à des chambres de pays tiers. « On se demande qui sont les spécialistes de droit comparé à même de juger de l’équivalence du cadre de la compensation dans des pays comme le Mexique, l’Afrique du Sud ou la Corée. Il faut en maîtriser la langue, la culture, avoir une connaissance fine du pays… », lance, dubitatif, un juriste. Que dire du défaut, en septembre, d’un trader norvégien, adhérent majeur sur le compartiment Energie du Nasdaq Clearing ! Cet intervenant s’est engagé sans que rien ne l’y oblige, après avoir épuisé ses ressources en appels de marge, à réaliser ses biens personnels pour rembourser les adhérents à la chambre, qui ont, après lui, été mis à contribution ! Un sens de l’honneur qu’on imagine peu répandu parmi les acteurs de nos contrées…
La Commission européenne pourrait offrir un répit à la compensation des dérivés à Londres en cas de Brexit sans accord, rapporte Reuters. «En ce qui concerne les dérivés compensés, il semble qu’il pourrait y avoir des risques potentiels pour la stabilité financière en cas d’absence d’accord», indique le document, non daté. En dépit des efforts d’Eurex, filiale de Deutsche Börse, l’immense majorité des swaps de taux libellés en euros reste compensée à Londres, au sein de la chambre de compensation de LCH, filiale du LSE. En cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord, les banques européennes ne pourront plus faire appel aux services de LCH à Londres. La chambre de compensation pourrait ainsi demander en décembre à ses clients européens de transférer ou de déboucler leurs positions si aucun accord sur le Brexit n’était trouvé d’ici là.
Deutsche Börse a annoncé hier vouloir accentuer la pression sur le London Stock Exchange dans les activités de compensation dans la perspective du Brexit, en élargissant son programme de partage des bénéfices avec ses utilisateurs. Sa filiale dédiée aux opérations de compensation, Eurex Clearing, va étendre son programme de partenariat pour y inclure les prises en pension (repo) et les opérations de change entre banques à compter du premier trimestre 2019. Plus les volumes transitant via Eurex seront importants, plus la part des bénéfices rétrocédés aux établissements qui les auront dirigés vers la chambre de compensation sera élevée. La filiale de LCH en France assure la compensation des opérations de prises en pension. Le marché des changes de gré à gré échappe largement à la compensation, souligne Eurex.
La Commission européenne pourrait offrir un répit temporaire à la compensation des dérivés à Londres en cas de Brexit sans accord, rapporte Reuters jeudi. «En ce qui concerne les dérivés compensés, il semble qu’il pourrait y avoir des risques potentiels pour la stabilité financière en cas d’absence d’accord», indique le document, non daté, cité par Reuters. «Sur cette base, la Commission continuera à évaluer la situation et prendra les mesures nécessaires pour mitiger les risques sur ce point».
Deutsche Börse a annoncé jeudi son intention d’accentuer la pression sur le London Stock Exchange dans les activités de compensation dans la perspective du Brexit, en élargissant son programme de partage des bénéfices avec ses utilisateurs. Sa filiale dédiée aux opérations de compensation, Eurex claearing, va étendre son programme de partenariat pour y inclure les prises en pension (repo) et les opérations de change entre banques à compter du premier trimestre 2019. Plus les volumes transitant via Eurex seront importants, plus la part des bénéfices rétrocédés aux établissements qui les auront dirigés vers la chambre de compensation sera élevée.
Une fois encore, la France est en train de perdre une bataille dans les infrastructures de marché ! Certains banquiers de la Place n’arrivent plus à réprimer leur dépit en voyant Eurex s’imposer peu à peu sur la compensation des dérivés de taux. « Eurex Clearing, la chambre de compensation de Deutsche Börse, est chère et peu liquide, mais les banques testent ses services pour se préparer à l’éventualité où LCH ltd ne pourrait plus les servir et où les contrats devraient être transportés en Europe continentale », se lamente l’un d’eux. Le propos est d’autant plus désolé que le manque de volonté semble inexplicable : LCH SA, société sœur de LCH ltd, devrait être en mesure de recevoir le savoir-faire d’outre-Manche sur les dérivés de taux. Mais aucun préparatif à cet égard n’est connu : mystère des affaires de famille… La situation rappelle les occasions manquées par la Bourse, après que les grands mouvements stratégiques transatlantiques ont débouché sur le désintérêt du Nyse. « Pendant ce temps, les Allemands sont restés concentrés sur leurs clients, les résultats sont là », soupire notre banquier…
Hausse. Le marché du repo progresse de façon soutenue en Europe , selon les relevés semestriels de l’Icma (Association internationale des marchés de capitaux). L’évolution est liée au développement des transactions soumises à la compensation et aux besoins de « collateral » pour les appels de marge qui s’y rattachent. De même, les échanges en bilatéral entre banques donnent davantage lieu à des dépôts de garantie. La mise en œuvre des obligations de compensation pour le buy-side, avec une date limite en 2020, devrait favoriser encore la progression du marché. La réduction des achats d’actifs par la Banque centrale européenne explique en partie l’évolution, en libérant du « collateral ». On note toutefois la baisse, selon l’étude de l’Icma, de la part du triparty repo (opération de repo entre banques via un tiers de confiance) à 6 %, contre 8,6 % en décembre 2017, reflétant l’effet réducteur de l’abondante liquidité injectée par la banque centrale sur les besoins en financement de marché.
En montant à plus de 80% du capital de LCH, le LSE parie sur la résilience de sa chambre face au Brexit et à l’offensive de charme d’Eurex sur les dérivés de taux.
BNP Paribas Securities Services a annoncé vendredi la finalisation de l’acquisition de l’activité de banque dépositaire de Banco BPM. La transaction, qui avait été annoncé en février dernier, a obtenu le feu vert des autorités. La banque dépositaire de BPM fournit des services de conservation de titres, d’administration de fonds et de services dépositaires aux fonds et client institutionnels en Italie. BP2S, qui affiche plus de 9.000 milliards d’euros d’actifs en conservation, avait signé il y a un an le rachat des activités d’administration de fonds de Janus Henderson aux Etats-Unis.
BNP Paribas Securities Services a annoncé vendredi la finalisation de l’acquisition de l’activité de banque dépositaire de Banco BPM. La transaction avait été annoncé en février dernier et a obtenu le feu vert des autorités. La banque dépositaire de BPM fournit des services de conservation de titres, d’administration de fonds et de services dépositaires aux fonds et client institutionnels en Italie. BP2S, qui affiche plus de 9.000 milliards d’euros d’actifs en conservation, avait signé il y a un an le rachat des activités d’administration de fonds de Janus Henderson aux Etats-Unis.