Pour retrouver de la croissance, la prochaine coalition va devoir repenser le modèle économique allemand, et surtout donner de la visibilité aux dirigeants d’entreprises. Au risque de prolonger la morosité ambiante.
Presque la moitié des Allemands sont favorables à l’idée d’autoriser une dette plus élevée pour des investissements ciblés dans les domaines de la défense, l’éducation, la santé et l’énergie. Mais les marges de manœuvre politiques ne sont pas forcément très larges.
Les grandes réglementations tech européennes, le DMA, le DSA, et l’IA Act, parfois d’avant-garde, qui viennent d’entrer en vigueur, pourraient être fragilisées par le duo formé par Donald Trump et Elon Musk. Ils ont derrière eux des dirigeants de groupes technologiques qui leur ont fait allégeance, pour défendre leurs intérêts dans cette Europe où ils sont sous le coup d’amendes ou d’enquêtes par Bruxelles. Mais ils ne peuvent se passer de ce vaste marché.
Même s'ils sont sous le coup d'enquêtes de la part des autorités antitrust européennes, Meta, Amazon, Alphabet et Apple restent dépendants du marché européen, qui peut représenter jusqu'à un quart de leurs revenus.
Faire émerger des géants de la tech en Europe semble toujours mission impossible, alors que les start-up peinent à y réaliser de grosses levées de fonds. Même si l’IA soulève de nouveaux espoirs, avec tickets significatifs. Mais leurs pépites, telle Mistral AI, menacent de partir outre-Atlantique pour avoir les moyens de croître.
Alors que les intérêts du constructeur sont significatifs outre-Rhin, les déclarations politiques de son directeur général ont remis en question l’attrait de la marque.
Le pays devra aussi trouver une solution au financement de la dépendance, alors que le nombre de centenaires pourrait être multiplié par cent d’ici à 2100.
Aucun des deux pays n’aurait d’intérêt économique à la fragmentation du commerce international. Et Pékin se montre disposé à écouter les requêtes d’un Donald Trump pressé.
Le pouvoir central chinois a promis de réorienter son attention économique sur la demande intérieure. Mais il devra résoudre la crise immobilière pour insuffler de la confiance chez les ménages.
De nombreux économistes doutent régulièrement des chiffres du PIB chinois. L’analyse de la consommation d’énergie comme possible référence aurait pourtant plutôt tendance à confirmer les chiffres de la production.
Le cours du brut a repris des couleurs en ce début d’année, bien aidé par de nouvelles sanctions américaines contre la Russie. Mais l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et les fondamentaux risquent de peser d’ici à fin 2025.
Mis sous pression par la baisse du prix du pétrole ces derniers mois, le cartel des pays exportateurs devrait bénéficier d’une année plus tranquille. A plus long terme, les tensions ne manqueront pas toutefois de refaire surface.
De l’ordre de 40% des ressources de la planète en pétrole sont situés au Moyen Orient et l’Opep+ pèse plus de 50%. Découvrez la carte du monde des réserves prouvées d’or noir.
L'expertise comptable, en pleine évolution, suscite les convoitises des fonds d'investissement et des éditeurs de logiciels. L'Ordre se mobilise par tous les moyens.
La perte des activités récurrentes va être accélérée avec la mise en œuvre de la facturation électronique obligatoire. Les cabinets doivent trouver des activités nouvelles.
Recherche de davantage de pluridisciplinarité, quête de taille critique, appétit du private equity : les catalyseurs ne manquent pas au sein du secteur.
Avec l'avènement de la CSRD, la certification du rapport de durabilité passera par la collaboration entre experts d’horizons divers. Des tiers indépendants (OTI) y prendront part.
L’exceptionnalisme américain continue de guider les marchés, et la politique économique de Donald Trump aimante toute l’attention. Certains investisseurs gardent espoir sur l’Europe, voire sur la Chine.
L’Agefi propose une synthèse des perspectives macroéconomiques présentées par les principales banques d’investissement. La croissance américaine fait moins débat que les éventuelles baisses de taux de la Fed, conditionnées par les prochaines mesures de l’administration Trump. Malgré l’incertitude encore élevée, les prévisionnistes convergent pour estimer que les mesures américaines seront moins fortes que redouté.