Des pirates ont dérobé pour près de 300 millions de dollars de jetons émis par Kelp DAO. Ces jetons ont servi de collatéral pour emprunter et faire disparaître des cryptomonnaies sur le protocole de finance décentralisée Aave. Celui-ci fait face à une ruée des détenteurs d'actifs numériques pour sortir leurs avoirs.
La tempête qui secoue Aave, référence du prêt-emprunt dans l'univers de la crypto, place la «DeFi» devant ses contradictions. Sans contrôles solides et sans l'existence d'un prêteur en dernier ressort, un système de finance décentralisée ne tient pas sur la durée.
Un plan de sauvegarde de l'emploi touchant une soixantaine de salariés est en cours. La rentabilité des activités historiques de la banque, en croissance, ne suffit pas à éponger les pertes liées au développement des cryptos.
Outre une optimisation de la gestion de trésorerie, postulat de départ du projet, l’idée était également d’évaluer la maturité du cadre réglementaire, les contraintes opérationnelles et la complexité d'intégration.
La Paris Blockchain Week a réuni plus de 10.000 participants au Carrousel du Louvre selon les organisateurs. 200 acteurs bancaires étaient présents, preuve de l'intérêt croissant qu'ils portent au secteur.
L’acquisition par la Bourse allemande de 1,5% du capital de Kraken pour 200 millions de dollars valorise la plateforme de cryptomonnaies à 13,3 milliards de dollars, moins que les 20 milliards évoqués lors de sa dernière levée de fonds fin 2025.
Jean-Jacques Barbéris, directeur du pôle clients institutionnels, corporates et ESG d'Amundi, s'est exprimé sur la stratégie du gestionnaire d'actifs en matière de tokenisation à la Paris Blockchain Week.
SG-Forge, la filiale de la Société Générale spécialisée dans les cryptoactifs, a annoncé un partenariat avec un acteur crypto traditionnel, Consensys. Cela permettra à son stablecoin en dollars de toucher des millions de wallets crypto MetaMask.
Alors que l'échéance de l'application du règlement MiCA approche, les levées de fonds des acteurs crypto diminuent en Europe. Cependant, le ticket moyen de ces opérations augmente.
La banque américaine, par l’intermédiaire de sa filiale de gestion d’actifs, devient la première banque à coter un ETN indexé sur le saint-père des cryptos-actifs. Les promesses de ce « Nouveau monde » décentralisé séduisent donc le système bancaire traditionnel.
Au départ simple outil de conversion entre une monnaie légale et un crypto-actif, les stablecoins deviennent une alternative aux modes de paiement traditionnels, rappelle Hubert de Vauplane, avocat associé, Morgan Lewis. A tel point que désormais, les entreprises se les approprient.
Circle a lancé mercredi CPN Managed Payments, une plateforme destinée aux banques, fintechs et prestataires de services de paiement, pour traiter les paiements en stablecoins. Worldline est un de ses premiers clients.
BPCE est le seul groupe à proposer du trading de cryptos à ses clients particuliers, mais BoursoBank et BNP Paribas ont franchi une première étape en proposant des titres de créance reproduisant la performance de certains actifs numériques.
De nouvelles banques devraient rejoindre le consortium bancaire européen Qivalis dans les prochains mois. Celui-ci devrait s'entretenir la semaine prochaine avec Oddo BHF sur la question de l'interopérabilité des stablecoins en euros.
Les banques françaises n'ont plus besoin d'être convaincues : elles multiplient les initiatives pour rattraper les géants des stablecoins Tether et Circle.
Le marché des stablecoins a dépassé les 300 milliards de dollars de capitalisation fin 2025. La capitalisation du stablecoin dollar de Tether dépasse les 180 milliards de dollars, Circle est deuxième avec plus de 77 milliards de dollars de capitalisation.
Circle a créé une entité en France dès 2023 avec l'arrivée du règlement MiCA. En Europe, l'entreprise a été le premier émetteur de stablecoins à être conforme à la régulation. Elle domine aujourd'hui le marché du stablecoin euro, avec une capitalisation d'environ 360 millions d'euros.
Aux Etats-Unis, le débat fait rage autour de l'interdiction pour les plateformes d'échange de proposer du rendement sur les stablecoins. En Europe, elles n'ont déjà pas le droit, mais trouvent des contournements via la finance décentralisée.