Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. La BCR a relevé de 25 points de base (pb) à 4,5% son principal taux directeur. Les économistes anticipaient un statu quo avant une probable hausse dans les prochaines réunions. La banque centrale avait déjà prévenu le marché qu’elle comptait s’engager dans une normalisation de sa politique monétaire. L’inflation, qui s'élève à 5,8% sur un an en mars, devrait refluer selon la banque centrale, qui ne prévoit pas de retour aux 4% de sa cible avant mi-2022.
La Fed a annoncé vendredi dernier que l’exemption temporaire décidée le 1er avril dans le cadre de la crise afin d’exclure l’assouplissement sur le calcul du ratio de levier supplémentaire (SLR) pour les grandes banques américaines ne sera pas reconduite au-delà du 31 mars. Cette exemption leur permettait d’exclure du dénominateur du ratio (qui est de 3% en plus du ratio de levier Tier 1 de 4% aux Etats-Unis) la détention d’emprunts du Trésor américain «en bilan» ou leurs dépôts auprès de la banque centrale. Un addendum du 15 mai, qui n’est pas non plus reconduit par les régulateurs américains – Fed, FDIC, OCC –, avait étendu l’exclusion aux Treasuries mis en pension.
Après le Brésil et la Turquie, c’est au tour de la banque centrale de Russie (CBR) de relever ses taux face au risque de dérapage de l’inflation et pour contrer la dépréciation de sa devise. Contrairement aux mouvements opérés par les instituts d’émission turque et brésilien, qui ont nettement resserrer leur politique monétaire, la hausse des taux en Russie n’était pas attendue aussi tôt.
La Fed a annoncé vendredi, que l’exemption temporaire décidée le 1er avril dans le cadre de la crise afin d’exclure l’assouplissement sur le calcul du ratio de levier supplémentaire (SLR) pour les grandes banques américaines ne sera pas reconduite au-delà du 31 mars.
La Banque du Japon (BoJ) a annoncé un ajustement à la marge de certains de ses instruments de politique monétaire. Elle abandonne son objectif annuel d’achat d’ETF actions et élargit la bande de fluctuation des taux à 10 ans dans le cadre de sa politique de contrôle de la courbe (YCC). Ces décisions, fruit de la revue stratégique annoncée en décembre dernier et présentées lors de la réunion de politique monétaire ce vendredi, étaient attendus. Mais l’institution a surpris le marché en annonçant une modification de la cible de ses achats d’actions.
La Norges Bank, qui a laissé ce jeudi son principal taux directeur inchangé à 0%, a modifié sa forward guidance pour tenir compte de la reprise économique. Elle anticipe désormais une première hausse des taux, non plus début 2022 comme précédemment, mais dès le second semestre cette année. Cette hausse devrait probablement intervenir en décembre. Cela fera de la Norges Bank la première banque centrale du G10 à remonter ses taux depuis le début de la crise du coronavirus. Elle prévoit désormais que ses taux atteindront 0,5% en moyenne en 2022 (plus que le 0,3% précédent) et 1% en 2023.
La Banque d’Angleterre (BOE) a laissé son taux directeur et le montant de son programme d’achats d’actifs inchangés jeudi, en précisant qu’elle ne comptait pas resserrer sa politique monétaire avant d’avoir constaté des progrès significatifs en matière d'élimination des capacités inutilisées dans l'économie et d’inflation. La BOE anticipe un retour de l’inflation vers son objectif de 2% au printemps. En janvier, l’inflation au Royaume-Uni s’est établie à 0,7%.
La banque centrale de Norvège veut normaliser sa politique monétaire plus tôt que prévu. La Norges Bank, qui a laissé ce jeudi son principal taux directeur inchangé à 0%, a modifié sa forward guidance pour tenir compte de la reprise économique. Elle anticipe désormais une première hausse des taux, non plus début 2022 comme précédemment, mais dès le second semestre cette année. De nombreux économistes prévoyaient déjà un tel mouvement. Cette hausse devrait probablement intervenir en décembre mais un relèvement dès septembre n’est pas totalement exclu par les analystes.
La Banque d’Angleterre (BOE) a laissé son taux directeur et le montant de son programme d’achats d’actifs inchangés jeudi, en précisant qu’elle ne comptait pas resserrer sa politique monétaire avant d’avoir constaté des progrès significatifs en matière d'élimination des capacités inutilisées dans l'économie et d’inflation.
Les menaces de remontée des taux ou de ralentissement des rachats d’actifs ont été momentanément écartées par la banque centrale américaine. Les marchés apprécient.
La banque centrale américaine, qui tient sa réunion ce mercredi, se trouve dans une situation peu confortable, les marchés tardant à intégrer sa nouvelle stratégie.
La Banque de France a revu, mardi matin, ses prévisions de croissance à la hausse pour l’Hexagone : après avoir chuté de -8,2 % en 2020, le PIB français progresserait de +5,5% en 2021, soit un peu plus que dans ses prévisions de décembre (+4,9%). Les projections pour 2022 et 2023 sont également relevées : +3,9% en 2022 (au lieu de +5,1%) et +1,8% en 2023 (au lieu de +2,3%). La Banque de France fait l’hypothèse que le premier semestre resterait marqué par les restrictions sanitaires, dont la progression de la vaccination permettrait la levée progressive au second semestre. L’inflation IPCH resterait assez volatile en 2021 pour diverses raisons (pétrole, soldes, repondération du panier Insee), pour s’établir à +1,1% environ en 2021 (+0,5% en 2020), et +0,9% en 2022.
La Banque de France a revu, mardi matin, ses prévisions de croissance à la hausse pour l’Hexagone : après avoir chuté de -8,2 % en 2020, le PIB français progresserait de +5,5% en 2021, soit un peu plus que dans ses prévisions de décembre (+4,9%). Les projections pour 2022 et 2023 sont également relevées : +3,9% en 2022 (au lieu de +5,1%) et +1,8% en 2023 (au lieu de +2,3%). «La moindre progression sur le premier semestre 2021 est compensée à la fois par la meilleure résistance de l’activité fin 2020 et par une activité plus dynamique au second semestre», indique l’institution, pour qui le rebond se prolongerait l’année prochaine, de telle manière que le niveau d’activité pré-covid serait de nouveau atteint mi-2022. La Banque de France fait l’hypothèse que le premier semestre resterait marqué par les restrictions sanitaires, dont la progression de la vaccination permettrait la levée progressive au second semestre...
La BoJ va présenter le résultat de sa revue stratégique, compliquée par la hausse des taux. Le marché attend plus de flexibilité dans sa politique accommodante.
Au lendemain de la réunion de la BCE, les membres de son conseil y sont allés vendredi de leur explication de texte. «Nous avons donné hier deux messages très importants pour les investisseurs : la première chose c’est que nous maintiendrons une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire pour arriver à notre cible, a insisté vendredi le gouverneur de la Banque de France, dans l’émission Ecorama TV de Boursorama. Le deuxième message c’est qu’il n’y a aujourd’hui aucun risque de surchauffe inflationniste en Europe», a ajouté François Villeroy de Galhau. L’institution de Francfort a annoncé jeudi une accélération de ses achats de titres sur les marchés via le programme d’achats d’urgence (PEPP).