Au lendemain de la réunion de la BCE, les membres de son conseil y vont de leur explication de texte. «Nous avons donné hier deux messages très importants pour les investisseurs : la première chose c’est que nous maintiendrons une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire pour arriver à notre cible, a insisté vendredi le gouverneur de la Banque de France, dans l’émission Ecorama TV de Boursorama. Le deuxième message c’est qu’il n’y a aujourd’hui aucun risque de surchauffe inflationniste en Europe», a ajouté François Villeroy de Galhau.
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et ses programmes d’achats d’actifs inchangés, en dépit des tensions observées ces derniers temps sur les marchés obligataires. Dans un communiqué, la BCE a indiqué qu’elle laissait son principal taux de refinancement à 0%, soit le niveau auquel il se trouve depuis mars 2016, et son taux de rémunération des dépôts à -0,5%. La banque centrale a également confirmé ses indications prospectives («forward guidance») sur les taux, indiquant qu’ils resteraient à leurs niveaux actuels ou plus bas jusqu’au retour de l’inflation à un niveau proche de mais inférieur à 2%.
Une simple intervention verbale. Alors qu’elle s’est inquiétée à plusieurs reprises la semaine dernière du maintien des conditions financières dans la zone euro avec la brutale remontée des taux longs américains, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas pour autant augmenté les achats de son programme d’urgence (PEPP). La première semaine de février, elle les avait réduits à leur plus bas niveau depuis le lancement de cette mesure fin mars 2020, autour de 2 milliards d’euros par jour (10 milliards par semaine), puis les avait ensuite augmentés autour de 3,4 milliards par jour les deux semaines suivantes (17 milliards par semaine). Elle les a à nouveau réduits la semaine passée, à 2,4 milliards d’euros par jour (12 milliards par semaine). Au bout du compte, le programme PEPP atteint désormais 866,7 milliards d’euros. De quoi décevoir les marchés.
Une simple intervention verbale. Alors qu’elle s’ets inquiété à plusieurs reprises la semaine dernière du maintien des conditions financières dans la zone euro avec la brutale remontée des taux longs américains, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas pour autant augmenté les achats de son programme d’urgence (PEPP).