La Banque centrale européenne devrait explorer la possibilité de passer au contrôle de la courbe des taux pour augmenter l’inflation, car une telle politique pourrait même réduire le volume des achats d’obligations, a déclaré Pablo Hernandez de Cos, gouverneur de la banque d’Espagne et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE. La Banque du Japon et la Banque de réserve d’Australie plafonnent toutes les deux les rendements des obligations d’État pour maintenir les coûts d’emprunt stables, ce qui les engage à acheter des quantités illimitées d’obligations pour garantir certains niveaux de rendement.
Les décideurs de la Banque du Japon (BoJ) se sont montrés divisés sur les mesures à prendre pour soutenir la relance, selon le résumé de la réunion des 17 et 18 décembre publié hier. Certains ont appelé à une refonte ambitieuse de sa stratégie monétaire, de ses outils et de sa communication pour atteindre une inflation de 2%, alors que la deuxième vague de Covid-19 attise les craintes de déflation. L’examen de la politique monétaire doit a priori se concentrer sur l’ajustement des achats de la BoJ concernant les fonds indiciels cotés (ETF) et sur les opérations de contrôle de la courbe des taux (YCC). Le gouverneur de la BOJ, Haruhiko Kuroda, a ajouté que cette revue se concentrerait plutôt sur l’ajustement du cadre général pour le rendre plus «durable».
Le président et cofondateur de la société suisse de trading de cryptomonnaies Bity estime que les banques centrales ont intérêt à s'appuyer sur les systèmes ouverts.
La banque centrale nippone va conduire un examen de sa politique monétaire. Il ne faut pas s’attendre à une révolution mais à des ajustements de ses outils.
La Banque du Japon (BoJ) a décidé vendredi de prolonger de six mois jusqu’à fin septembre 2021 son programme de prêts à taux zéro pour les banques, destiné à lutter contre les conséquences économiques de la pandémie. Dans le cadre de ce plan, la banque centrale octroie des prêts à taux zéro aux banques pour leur permettre de prêter sans intérêt ni exigence de garanties à des entreprises à court de trésorerie. La BoJ a également revu en hausse ses achats de CP et d’obligations d’entreprises.
La Banque centrale de Norvège, qui a annoncé avoir laissé son taux directeur inchangé à un plus bas record de 0%, a prévenu qu’elle pourrait le relever plus tôt que prévu à mesure que l’économie mondiale se remet de la pandémie de Covid-19. L’institut d’émission prévoit de le faire mi-2022, soit six mois avant ce qui était jusque-là indiqué, avec désormais deux hausses d’ici à fin 2023. La probabilité d’une hausse entre avril et juin 2022 est désormais supérieure à 50%, selon les prévisions de la Norges Bank.
La banque centrale de Norvège, qui a annoncé ce matin avoir laissé son taux directeur inchangé à un plus bas record de 0%, comme attendu, a prévenu qu’elle pourrait le relever plus tôt que prévu à mesure que l’économie mondiale se reprend de la pandémie de Covid-19.
Comme c’était attendu, le Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre (BoE) qui s’est réuni mercredi a laissé inchangée sa politique monétaire, considérant l’orientation actuelle appropriée, même s’il continue de suivre la situation et à se tenir prêt à prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires en cas de besoins. A l’unanimité, il a voté pour maintenir le taux directeur à 0,10%, de même que pour continuer à l’identique ses programmes d’achats d’obligations, avec un objectif de 895 milliards de livres sterling d’encours. Ces programmes incluent les suppléments de 100 et 150 milliards de plus d’obligations d’Etat votés ces derniers mois, financés par l’émission de réserves de la banque centrale, pour une cible total de 875 milliards, ainsi que les 20 milliards d’obligations de sociétés non financières de qualité «investment grade».
La Banque nationale suisse (BNS) a laissé jeudi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, et maintenu son taux directeur en territoire négatif à -0,75%, en se disant prête à intervenir sur le marché des changes, malgré les accusations de manipulation de sa monnaie par les Etats-Unis. «La pandémie de coronavirus continue à avoir un effet négatif important sur l'économie. Dans ce contexte difficile, la BNS maintient sa politique monétaire expansionniste en vue de stabiliser l’activité économique et l'évolution des prix», a déclaré la banque centrale.
La Réserve fédérale a annoncé mardi qu’elle avait rejoint officiellement le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour verdir le système financier (Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System, NGFS). En rassemblant les banques centrales et les autorités de surveillance du monde entier, NGFS soutient l’échange d’idées, de recherches et de bonnes pratiques sur le développement de la gestion des risques environnementaux et climatiques pour le secteur financier. Pour ses 3 ans, le réseau NGFS a accueilli 8 nouveaux membres en tout (sur 83 membres désormais), dont la Fed américaine et l’Autorité européenne des marchés financiers (l’Esma).
La Réserve fédérale a annoncé mardi qu’elle a rejoint officiellement le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour verdir le système financier (Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System, NGFS). En rassemblant les banques centrales et les autorités de surveillance du monde entier, NGFS soutient l'échange d’idées, de recherches et de bonnes pratiques sur le développement de la gestion des risques environnementaux et climatiques pour le secteur financier.
Avec le prolongement des opérations de refinancement à long terme, les banques pourront continuer à se financer dans de bonnes conditions. Mais l'afflux de dépôts pèse.
Après une chute d’activité au deuxième trimestre, puis un très net rebond de juin à septembre, l’économie française subit en cette fin d’année un nouveau choc négatif lié à la reprise de l’épidémie et aux mesures sanitaires, note la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées lundi matin. Ce deuxième confinement, allégé fin novembre avec la réouverture des commerces, a un impact significatif, même si «globalement beaucoup moins marqué que celui du premier confinement tout en étant inégal selon les secteurs», a précisé son gouverneur, François Villeroy de Galhau, sur France Inter. Le PIB reculerait ainsi d’environ -9% sur l’ensemble de l’année 2020 (-11% en novembre et -8% en décembre selon les enquêtes mensuelles, -4% au quatrième trimestre 2020).